Ecrire !

Ceux qui ont essayé d’écrire… mais oui il y en a et du reste j’en connais au moins une demi-douzaine. C’est vous dire !

Reprenons : Ceux qui ont essayé d’écrire et surtout de publier, ont tous connu les affres du lapsus, de la coquille, de la méprise, de la mémoire défaillante et surtout de la faute d’inattention ! Je ne suis plus professionnel de l’écriture mais reste souvent confronté à ce problème.

Vous écrivez

Vous relisez

Vous corrigez

Vous réécrivez

Vous relisez

Vous recorrigez

Vous relisez

Avant d’envoyer votre écrit, vous le relisez encore une fois !

Il y a encore des fautes

Vous corrigez

Vous relisez et … enfin 

Vous envoyez votre écrit !

La suite est immuable:   Après envoi, titillé par le doute, vous relisez votre copie (manque de confiance, narcissisme ?) et vous trouvez encore des fautes.        La crise !      Dès réception des épreuves s’il s’agit d’un texte destiné à être imprimé ou dès parution sur les réseaux sociaux (Vous connaissez Facebook ?) vous retrouvez encore des fautes. C’est la Loi de Murphy ou… celle du ‘Coyote’ comme le dit  Arturo Pérez Reverte.

Nous parlons des fautes de langage ! Pérez Reverte évoque en plus les aléas de la littérature romancière : S’il indique la profondeur de 6.50 mètres pour une baie dans un de ses nombreux livres maritimes il se trouvera forcément un lecteur pour lui dire, preuves à l’appui, que la profondeur est de 6.65 mètres…  Dans un roman historique, s’il évoque le passage d’un train à 8:35 à Trifouilly- les-Oies un dimanche de janvier, on peut être sûr qu’un lecteur précisera qu’en janvier c’est l’horaire d’hiver et que le train passe à 9 :10 le dimanche !

Ces ‘drosophiloalveopyges’ ou enculeurs de mouches, aussi nommés ‘capillotétratomites’ ou coupeurs de cheveux en quatre… (Avec mes affectueuses excuses pour cette ‘gastronolatinophonie’ ou latin de cuisine) ont incité Pérez Reverte a utiliser la Revanche du Coyote :

Dans « La carta esferica» par exemple il décrit une scène dans laquelle : « Dizzy Gillespie joue du piano ». Il a reçu des centaines de commentaires lui rappelant que Gillespie était un trompettiste ! Ce ‘crapaud’ d’Arturo avait prévu le tsunami puisqu’il l’avait lui-même provoqué. Il avait du reste déjà fait imprimer des cartes qui répondaient :

  Dizzy Gilespie et sa fameuse trompette!

« Dizzy Gillespie était bien sûr un fameux trompettiste mais le 26 novembre 1945, alors que le saxophoniste Charlie Parker enregistrait pour la maison de disques Savoy, le pianiste avait fait faux bond et c’est Gillespie qui sauva la séance d’enregistrement en se mettant au piano ! »

En conclusion à ce texte commencé par des réflexions au sujet des fautes inévitables je vous demande un peu d’indulgence pour les incongruités et les fautes que vous pourriez trouver dans mes futures élucubrations.

Et surtout méfiez-vous de la « Revanche du coyote » !