Mon ami(e) français(e)! (I)

(Première partie)

En te parlant de politique je t’ai souvent agacé, énervé, vexé, parfois peut-être agressé. Je le regrette… (Quoique!)

  • Toi l’ami de gauche tu me reprochais d’être de droite, ce qu’on peut considérer comme l’évidence!
  • Toi l’ami de droite tu es resté dans tes silences puisque tu me considérais trop à gauche pour un homme de droite ! Situation cornélienne.
  • Toi l’ami d’extrême droite tu ne m’as pas convaincu puisque tu avais une veste réversible et qu’au second tour tu as voté pour l’ectoplasme que vous avez subi pendant 5 ans !
  • Toi l’ami solide, intelligent et logique tu m’as avoué pencher pour les PRAFistes, acronyme de « Plus Rien A Faire, plus rien à foutre La vraie crise de la démocratie  » livre publié par Brice Teinturier chez Laffont.

Je voulais laisser le sujet de la politique aux scribouillards partiaux de l’hexagone, achetés ou vendus et aux bien pensants de l’audio visuel qui se gargarisent avec les ennuis des candidats. Ça les amuse et divertit leurs lecteurs et auditeurs. Je comprends que vivant dans un cirque et y jouant un rôle de clown, on aime faire rire le public!

Je voulais me retirer des débats sur votre futur théâtre guignol… qui finira de toutes manières comme théâtre de rue, quelque soit l’identité du ‘polichinelle‘ que vous aurez élu! (Le Petit Robert dit que polichinelle ne s’emploie pas au féminin. Désolé si jamais !)

Mais avant de vous laisser je te propose un petit questionnaire qui fait appel à la conscience. D’accord ? Alors je recommence:

Mon ami(e) français(e)!

Tu vas devoir choisir avant le deuxième tour entre quatre personnes. Bien sûr que Cheminage, Poutou, la stupide héritière d’Arlette Laguiller et l’autre socialiste démodé dont je ne me souviens même pas du nom ne sont que les banderilleros et les picadors de la corrida qui laisseront la place dans l’arène aux deux matadors restants qui se disputeront les oreilles et la queue! (Pourvu que ce ne soit pas les vôtres!)

Alors mon ami(e) français(e), donne moi sincèrement ton avis:

Qui vas-tu cautionner?

Es-tu prêt en ces temps de crise à renoncer aux 35 heures ?

Es-tu prêt pour échapper au chômage à accepter n’importe quel boulot, à balayer les rues, les chiottes et aussi… devant ta porte?

Es-tu prêt à être mis au ban de la société européenne pour racisme et xénophobie?

Es-tu prêt à prendre ta retraite plus tard… presque comme tous les autres européens ?

Crois-tu que le système idéal serait :  bourses d’études jusqu’à 30 ans puis allocations de chômage jusqu’à 50 ans, suivies de quelques années de formation professionnelle à la charge de l’Etat en attendant la retraite anticipée vers 52 ans ?

Es-tu prêt à faire bosser un peu plus les fonctionnaires, quitte à en diminuer le nombre pléthorique ?

Au fait, concernant ce chapitre: Sais-tu faire la différence entre les fonctionnaires indispensables : police, armée, santé et éducation qu’on devrait garder et tous les autres inutiles (il y en a une chiée !) à rayer de la carte ?

Préfères-tu cohabiter avec les islamistes radicaux ou qu’on les foute dehors ?

Vas-tu continuer à faire des études pour terminer avec Bac + 1,+2,+3,+4,+5, +23, +46, bientôt +658 et te retrouver au chômage? Ne crois-tu pas qu’un bon apprentissage serait un meilleur gage d’avenir?

Veux-tu que l’Etat s’endette encore plus pour bénéficier de l’assistanat à vie ?

Es-tu prêt à accepter la politique ni gauche ni droite de l’inventeur de la « Xyloglossie anexichiastos » ? (*)

(*) Langue de bois incompréhensible !

Que penses-tu de l’impôt sur la fortune ? Taxer les riches qui risquent de foutre le camp ou éliminer l’ISF pour les encourager à peut-être investir en France ?

Et voter blanc pour éliminer les noirs ? (Bon, je sors !)

A qui va aller ton bulletin ? As-tu retenu la leçon de ton vote il y a 5 ans au seul but d’éliminer un candidat mais qui t’a conduit à endurer un quinquennat de merde ?

Suivrais-tu Coluche qui disait «votez nul»… alors que je ne suis pas sûr que ça fasse avancer le schmilblick?

Allez mon ami(e) français(e)… Tu vas être seul, mais tout seul dans l’isoloir, pour assumer ton choix. Après il ne faudra pas venir pleurnicher hein?

BONNE CHANCE POUR TON AVENIR… S’IL Y EN A UN!

(à suivre… demain, mañana ou plus tard !)