Murphy était-il un homme de loi?

Cet article était écrit depuis longtemps et je le gardais pour pallier une crise du syndrome de la page blanche. Or je viens de constater qu’une blogueuse de mes amies a déjà publié sur ce sujet. Damned! Donc, avant qu’elle ne me pique toutes mes idées, j’avance la publication. Dont acte. Bonne lecture! Et un amical salut à @mélie!

Vous devriez quitter un instant votre abrutisseur couleur pour vous concentrer sur cette dissertation ô combien cérébrale: Les aviateurs et aéronautes se référent à des lois aux noms très ‘Vieille France’ :

  • Loi de Buys Ballot,
  • Loi de Gay Lussac (Gay mais rien à voir avec l’homosexualité !)
  • Loi de Corolis

Sachez aussi qu’on parle d’effet Venturi, de théorie de la relativité et de principe de Peter alors que ces énoncés ont depuis longtemps Force de Loi. Comprenne qui pourra ! Donc adepte du propre et en ordre, l’être humain aime édicter des principes et des lois:

  • La loi de Sturgeon: « 90 % de toute chose est de la merde»
  • La loi de Deniau : « D’abord les ennuis s’additionnent, ensuite ils se multiplient»
  • La loi de Stein: «Si un phénomène ne peut continuer indéfiniment, il s’arrêtera»
  • Loi de Barton: «Lorsque l’on branche une prise USB sur un ordinateur, on est certain de tenter de la brancher du mauvais côté»

La Loi portant mon nom serait celle du moindre effort. Et la vôtre ?

Chacun gardera ses préférences mais s’il est une loi à laquelle personne n’échappe :

C’est bien celle de Murphy !

En 1949, un ingénieur de l’US Air Force, Edward A. Murphy fit une bourde lors des crash tests du projet MX 981. Il devait placer 16 capteurs. Il y avait deux possibilités: la bonne et la mauvaise! Un collaborateur les plaça tous à l’envers.

Murphy s’exclama: Si une chose peut aller mal… elle ira mal!

Il venait d’énoncer la teneur de ce qui deviendra La Loi de Murphy! … qui nous accompagne tous les jours, sous plusieurs appellations: La loi du pessimisme, La loi de l’Emmerdement Maximum (LEM), La loi de la tartine beurrée qui pose comme principe qu’en cas de chute elle tombera toujours sur son côté onctueux… Du reste cette constatation a deux interprétations possibles :

  • L’une est une boutade: n’accusez pas le sort pour nier vos responsabilités. C’est vous et vous seul qui avez beurré votre tartine du mauvais côté 
  • La seconde, plus pragmatique, envisage que le côté beurré, surtout s’il s’y trouve également de la confiture, est  tout simplement plus lourd que l’autre.

Que n’a-t-on pas dit sur cette loi?

  • Si tout semble bien marcher, vous avez forcément négligé quelque chose
  • Chaque solution amène de nouveaux problèmes
  • Tout ce qui monte finit par descendre
  • Tout ce qui fait plaisir est illégal, immoral ou fait grossir
  • Dans les queues ou dans le trafic, l’autre file avance toujours plus vite
  • Si cela semble trop beau pour être vrai… ça l’est probablement

J’en passe et des meilleures. Animons nos ‘petites cellules grises’ comme disait Hercule Poirot et opposons deux lois bien connues:

  1. Loi du retournement de la tartine!
  2. La loi naturelle qui dit qu’un chat tombe toujours sur ses pattes!

Ces deux principes se vérifient presque toujours… par chance pour la pérennité de la race féline, survivant parfois à des chutes importantes mais désagréables pour les consommateurs de tartines, dont le pain tombe toujours sur le côté comestible.

La on aborde un sujet de réflexion ‘vital’ déjà évoqué par le regretté Marcel Gotlib dans la Rubrique à Brac: Si on attache une tartine beurrée sur le dos d’un chat et qu’on lance le tout du 5ème étage… quelle est la loi physique qui va prévaloir ? La loi du retournement de la tartine imposant une douloureuse chute sur le dos à notre bon ‘Rodilardus’ ou celle féline et naturelle qui lui permettra d’atterrir sur ses pattes, sauvant le chat et la tartine… mais contredisant Monsieur Murphy ?

Vous pouvez me faire part de vos réflexions et commentaires mais je pense que les deux lois sont de force égale et qu’à force de jouer au balancier : une fois la tartine, une fois le train d’atterrissage du chat, l’équipage chat/tartine n’arrivera jamais au sol et restera en l’air en basculant sur lui-même jusqu’à la fin des temps ou  jusqu’à ce que l’un des composants ait dépassé la ‘date limite’: fonte du beurre en août ou mort naturelle du chat dans quelques années. Dura lex sed lex !

Allez… Vous avez assez trituré vos méninges. Retour à vos ‘étranges lucarnes’! Bonne nuit et que Murphy vous garde…

2 commentaires sur “Murphy était-il un homme de loi?

  1. Une autre loi que ‘aime bien : « Quand on plonge un corps dans la baignoire, le téléphone sonne. »
    Bref c’est toujours quand ce n’est pas le bon moment que cela arrive !

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