Chapon, foie gras et grands crus

Encore une histoire de fêtes de fin d’année mais je vous jure que ce sera la dernière car dès ce jour ‘silence radio’, couvre feu et mise en veilleuse de mon blog jusqu’en janvier ! 

Du reste nous partons quelques jours au bord de la mer, peut-être jusqu’à l’an prochain… j’en profite donc pour vous présenter mes vœux de bonne année 2018 !

Il y a quelques années, ici en Andalousie, nous avons eu la visite d’un couple venu «passer les fêtes» chez nous… Vous imaginez notre état d’esprit non? Réfractaires à toute célébration en décembre nous leur avons dit qu’ils étaient les bienvenus mais que de fiestas sur commande : Nada de nada ! Ils ont quand même persévéré. Ce couple loin du besoin a probablement pensé que notre réticence à «célébrer» était due à notre situation financière précaire. Les cons!

Il se sont amenés avec 20 bouteilles des meilleurs crus de Bourgogne (Ce n’était pas pour nous déplaire!) mais ont pensé nous faire plaisir avec un chapon provenant d’un négoce de luxe de Bourg-en-Bresse et, ‘attachez vos ceintures’: un kilo (oui un kilo) de foie gras de chez… Fauchon, rien que ça, excusez du peu !

Voulez-vous que je vous raconte?  Bon!

Le chapon (encore un animal martyrisé parce que castré à vif) c’est très gras et nous avons trouvé ça ‘tout juste comestible’… désolé! Nous avons goûté par politesse. Bof!

Vous attendez que je vous parle du foie gras de chez Fauchon?

Je vous préviens que ça va chier ! On continue ? A vos risques et périls! Mise en situation :

· Imaginez que vous soyez végétarien et qu’on vous serve un pavé de boeuf… Que faites-vous?

· Imaginez que vous soyez musulman et qu’on vous serve du porc… Que faites-vous?

· Imaginez que vous soyez actifs à la SPA et qu’on vous serve du foie gras… Que faites-vous?

Vous avez compris !

Alors on ouvre la boîte de chez Fauchon qui a dû coûter l’équivalent de notre budget ‘bouffe’ pour deux mois. On goûte. Nos visites roucoulent et frôlent l’orgasme. Je précise qu’en plus des considérations liées à la cause animale, nous n’aimons tout simplement ni la consistance ni le goût du foie gras. Nous faisons semblant mais le coeur n’y est pas. On réussit à les convaincre que demain nous aurons meilleur appétit et le jour suivant nous les invitons dans un restaurant spécialiste de la paella ! Puis nous sommes ‘sauvés par le gong’: les prévisions météo annoncent de la neige sur toutes les routes en direction du Nord les obligeant («Nous sommes désolés… nous nous réjouissions de rester jusqu’à Nouvel-An»!) à abréger leur séjour chez nous. Ils sont donc partis en nous laissant au moins 15 bouteilles de Bourgogne, le reste du chapon et… la boîte de foie gras à peine entamée! Les bouteilles je ne vous dis pas: Elles n’ont pas vieilli. Mais le chapon je vous le dis: en avons fait cadeau à des voisins très modestes qui ont trouvé ça bon mais un peu gras… c’est dire! J’ai gardé le foie gras pour la bonne bouche si vous me passez cette métaphore ! Nous avons donné le pavé complet à Miko le sympathique berger allemand de notre voisin Miguel. Et ça n’a fait qu’une sifflée. Slap Slap Slurp Slurp et Burps !

Quelques centaines d’euros liquidés en 14 secondes et 8 dixièmes.

Je sais que ça n’effacera pas les atrocités du gavage des oies ou des canards sacrifiés mais c’était évidemment trop tard pour changer quoi que ce soit à leur destin.

Amis des animaux je vous rassure : Le chien Miko n’a pas souffert ! Ceux de l’Interlude ci-dessous non plus du reste.

On se revoit en 2018, on se téléphone, on s’fait une bouffe… What else?

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