BEPO? Kéksékça?

J’avais promis une suite à QWERTZ, QWERTY et AZERTY du premier janvier. Souvenez-vous : on parlait de la stupidité de ce clavier universellement utilisé en informatique et même dans la conquête de l’espace. A l’origine les créateurs de la première machine à écrire l’avaient volontairement rendu aberrant et totalement illogique pour ralentir la vitesse de frappe.

C’était il y a plus d’un siècle et demi… et c’est pourtant toujours notre clavier actuel !

Je précisais que Mes amies aux cheveux maintenant ‘gris sexy’ n’ont pas oublié l’ «embrouillamini» des barres se «mélangeant les pinceaux» ! C’est en France que la révolte a eu lieu mais malheureusement, comme pour la prise de la Bastille, à ce jour ça n’aura pas servi à grand chose ! Il s’agit du BEPO un clavier testé entre 1974 et 1975 par son inventeur M. Marsan dans une école de gendarmerie mais son système n’a pas été retenu malgré des résultats plus que convaincants. Il semble heureusement que cette méthode n’a pas été totalement oubliée…

BEPO respecte plusieurs principes, notamment de placer les lettres les plus utilisées sur les touches les plus accessibles, divisant par deux les déplacements des doigts sur le clavier par rapport à la disposition AZERTY!

Les doigts bougeant beaucoup moins, et la distance parcourue est d’autant plus réduite que les caractères sont fréquents. L’alternance des mains étant bien plus importante, on imagine qu’à effort équivalent, la vitesse est plus élevée. De même, les contraintes sur les doigts (muscles et articulations) étant diminuées, le gain en confort et la facilité à enchaîner les mouvements permettent de taper plus longtemps à une vitesse plus soutenue, profitant de quelques points positifs : 

On sort le moins possible les doigts de la ligne de repos. En BEPO, les deux tiers de la frappe se font sur cette ligne du milieu, contre un peu plus de 20 % en AZERTY. Le nombre de frappes est équitablement réparti entre main gauche et main droite ce qui réduit la distance totale parcourue par les doigts de moitié par rapport à l’AZERTY

Je vous conseille d’ouvrir le lien suivant, ce n’est pas triste :

https://youtu.be/yLmFYjuP4ng

Sans oublier d’y mettre le son, ne serait-ce que pour couvrir vos probables manifestations jouissives du genre « Wouahou » « Yeah ! » « Formid ! » et « Sensass » ces deux dernières exclamations étant du reste de l’époque de Mes amies aux cheveux maintenant ‘gris sexy’…

Comment a-t-on pu passer à côté d’une invention aussi géniale ?

Prochainement je publierai le troisième volet de cette dissertation qui a du caractère avec un petit jeu de lettres moins rébarbatif que ces considérations pédantes et techniques ! A+