Et les migrants, alors?

Il ne nous reste que quatre ou cinq misérables semaines de vacances mais il est temps pour vous, qui allez reprendre le boulot, d’affronter les grands problèmes actuels. Donc tout le monde sur le pont, et que chacun assume ses responsabilités. On y va?

On parle beaucoup de migrants en ce moment…

… Et pourquoi n’évoque-t-on pas les contraintes climatiques qu’ils endurent, les privations et renoncements à leurs nourritures habituelles. Hein ? Au hasard… nous par exemple ! Quelqu’un se penchera-t-il sur notre sort d’expatriés ? Quelqu’un osera-t-il évoquer notre quotidien ? Ou remplira-t-il Facebook de considérations humanitaires en demandant qu’on nous mettre des « j’aime » ? Avez-vous un seul instant pensé à la situation insoutenable d’hélvètes privés de fondue, de saucisse aux choux et de Chasselas, contraints de boire du Rioja, du Ribera del Duero, de manger des paellas et du jambon Serrano Pata Negra ? Savez-vous seulement ce qu’est l’horreur d’avoir dû remplacer le Gruyère et l’Emmental par du « queso curado mangego ». Non ? Et vous n’avez même pas une pensée pour nous pauvres migrants, vous qui baignez dans une situation économique exceptionnelle en France, pays des très hauts revenus (Surtout à Air France), d’un gouvernement irréprochable et d’un climat non moins exceptionnel. Vous de l’Hérault et du Sud qui avez la chance d’avoir les pieds dans l’eau tout l’hiver alors qu’en Andalousie sévit la sécheresse, que le ciel est désespérément bleu et vous les Suisses bien protégés des UV par une couche épaisse de brouillard, protégés aussi par Via Sicura, une loi punissant les excès sur la route et prohibant les abus d’alcool sur les trottoirs? Vous râlez, c’est sûr, surtout nos amis de l’hexagone et vous vous élevez contre la mondialisation, sans une pensée charitable pour les pauvres migrants obligés d’utiliser Internet pour lutter contre la privation de fromages et de charcuterie.

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Alors cessez de vous plaindre et remettez vous au travail!

Bon, on en reparlera à notre retour à la maison, plus tard… beaucoup plus tard!