Pourquoi les grands et les petits ‘ont le ticket’?

Les péages autoroutiers ont des distributeurs de tickets et des orifices d’introduction desdits tickets et de la carte de crédit sur deux niveaux: Celui de tout en haut pour les chauffeurs de poids lourds, celui du bas pour les voitures.

Je vous vois l’air dubitatif. Vous vous demandez: Où veut-il en venir? Eh! Je vous connais comme si je vous avais fait. Alors voilà:

Pour prendre un ticket vous avez en principe le choix du bouton de la hauteur qui vous convient, même si aucune des deux propositions ne vous correspond. Nous en reparlerons… Mais dans la plupart des cas c’est un détecteur de gabarit qui choisit, grâce à une machine aussi machiavélique que stupide, si le ticket sortira en haut ou en bas. Pour notre camping-car, du type ‘fourgon aménagé’ très populaire de nos jours, c’est chaque fois une loterie: Si je conduis et que c’est «en haut» que ça ce passe, grâce à mon passé d’alpiniste, une contorsion du type ‘pas de 5 sup’ suffit pour accéder au sésame ouvre-moi la barrière. Si c’est ma femme qui est aux commandes ça se complique car elle appartient à la catégorie des gens dont Coluche disait: La bonne longueur pour les jambes c’est quand les deux pieds touchent bien par-terre! Avec ses ‘petits 165 cm’ elle doit 1° passer au point mort, 2° serrer le frein à main, 3° ôter la ceinture de sécurité et 4°, sur la pointe des pieds, s’extraire dangereusement par la fenêtre pour ‘chopper le bifton’ mais parfois il lui faut même sortir du véhicule pour cette opération. Vous avez dit gain de temps? Vive la stupidité de systèmes créés par d’inutiles technocrates (Nouvelle race de fainéants disait Coluche… encore lui!) 

Si le détecteur, qui semble fourni par LFrançaise des Jeux, décide que nous ne sommes pas assez grands pour jouer au camionneur et actionne l’orifice du bas, c’est galère: notre poste de pilotage étant assez haut (très agréable pour conduire!) mais cette «putain de glace» latérale ne s’ouvre pas complètement. Pareil pour prendre ou introduire le ticket ou la carte de crédit. Nos contorsions sont dignes du Cirque du Soleil: Le buste dehors jusqu’à la ceinture,  complètement pliés contre le bas, le temps de trouver les orifices d’accès souvent vicieusement compliqués et après 3 ou quatre refus du ticket ou de carte, nous avons le sang qui nous monte à la tête, nous brouillant la vue à la reprise de la conduite. Vous avez dit sécurité?

Fin du coup de gueule d’éternels vacanciers avec une lueur d’espoir pour ceux qui ne sont ni hauts placés comme les camionneurs, ni assis sur le sol comme les conducteurs de Ferrari’s ou autres ‘autos de course’ (Salut Goupil!) avec une innovation rencontrée en Espagne: la borne du péage est mobile, c’est-à-dire que tout l’édifice monte, descend et remonte pour se positionner à la hauteur parfaite, pilotée qu’elle est pas un sensor qui enregistre probablement la hauteur du visage du conducteur ou de la conductrice! Etait-ce un prototype, un système à l’essai? Ne sais pas mais c’est rapide, efficace et probablement trop génial pour se généraliser prochainement! Du reste nous n’en avons rencontré qu’un à ce jour et je vous jure que nous n’avions ni fumé la moquette, ni pris de médocs ou de produits euphorisants d’origine éthylique! C’était dans la Rioja… prouvant le vin  rend intelligent!

Allez! Demain nous entrons en Espagne et verrons si notre ‘vision’ futuriste et géniale du début de nos courtes vacances s’est propagée en deux mois et demi.