Le poids des mots… et leur interprétation !

Période animée en Espagne pour les prochaines élections nationales. Chacun y va de ses promesses et arguments relayés par les médias avec statistiques et sondages… bref l’habituel climat des campagnes politiques. On parle beaucoup de stratégies et à ce sujet je partage avec vous une jolie histoire que je viens de lire dans mon quotidien :

C’était en 1905 (Vous avez bien lu : 1905!)

L’archevêque de Canterbury avait fait une visite officielle aux Etats Unis d’Amérique. Ses conseillers, secrétaires et autres dignitaires lui avaient fait moult recommandations, notamment au sujet des particularités de la presse américaine. On lui recommanda d’être d’une extrême prudence avec la presse toujours à l’affût de sensationnalisme. Par exemple :

 Toujours répondre aux questions embarrassantes sur des sujets ‘délicats’ par une autre question.

 Lors de sa première rencontre avec la presse, sur les motifs de sa visite il répondit, en caressant l’interviewer dans le sens du poil, qu’il s’agissait de resserrer les liens d’amitié entre les églises anglicanes et les religions évangéliques du grand continent américain !

Puis telle une bombe surgit la question qui tue :

« Que pense son Excellence de la grande quantité de maisons de prostitution (Casas de putas) à Manhattan ? »

Alerte! Le prélat applique donc les préceptes abondamment inculqués avant le voyage et répond par une question :

« Est-ce qu’il y a beaucoup de ‘casas de putas’ à Manhattan ? »

 Quelle ne fût pas la surprise de l’archevêque et de son entourage de lire le lendemain à la une d’un grand journal :

« L’archevêque de Canterbury demande s’il y a des ‘casas de putas’ à Manhattan ? »

En ces temps de diplomatie politique pré-électorale, certaines ‘grandes gueules’ feraient bien de s’inspirer de notre histoire avant de la ramener en public non ?

Coluche disait : Votez nul ! Bien vu.