Devoirs de vacances (3)

Nos vacances continuent… désolé pour vous, les non encore retraité(e)s!

Depuis la Galice, au bord de l’Océan atlantique, nous sommes voisins de ‘campingcaristes’  passant plus de la moitié de l’année dans leur véhicule. En matière de retraite «y en a qui ont tout compris!»

C’est donc une histoire de camping-car que je vais vous conter: Attablé face au soleil couchant avec un verre d’un liquide de couleur rouge ambrée parfaitement comestible, c’est en regardant l’orifice de remplissage du véhicule voisin que cette histoire me revient…

Il y a des années, dans un camping du Sud de la France, un voisin remarquant nos attitudes de débutants en matière de camping-car nous avait raconté, en ajoutant une mise en garde, ses débuts avec «sa maison à roulettes» .

Au premier remplissage du réservoir de gazole, faisant fi des recommandations de sa femme (Ouais… je sais ce que je fais, occupe-toi de tes affaires!… c’était un vieux couple!).

Il s’était tellement occupé de ses affaires qu’il avait balancé 75 litres de carburant Diesel dans le réservoir… D’EAU, normalement potable!

Je vous passe l’inévitable scène de ménage pour revenir aux suites de cette légère erreur:

 Vidange, rinçage, re-rinçage… l’eau était toujours parfumée au fuel!

Puis nouveaux rinçages avec ajout de produits que son droguiste lui avait vendu au prix fort.  Les effluves d’hydrocarbures subsistaient!

L’histoire a duré plusieurs semaines et l’ambiance familiale était loin de s’améliorer malgré l’usage de produits tous plus miraculeux les uns que les autres… Pourtant l’eau semblait toujours provenir directement d’Arabie Saoudite!

Il me montre alors le chiffre «13» (Bouches du Rhône) de l’immatriculation de son véhicule, ajoutant: «Peuchère, je suis de Marseille et j’ai utilisé le recours de la dernière chance: UN LITRE DE PASTIS DANS LE RESERVOIR, rinçage, un nouveau litre de pastis et l’odeur nauséabonde avait totalement disparu!»

En conclusion de cette histoire de vacances je soupçonne mon truculent voisin de l’époque d’avoir utilisé un troisième litre de pastis… en ingestion bucco-stomacale. On n’est jamais trop prudent!

A ta santé le digne descendant de Panis, Marius et Escartefigue!