Interlude (3) La revanche du coyote !

Sous le titre Interlude je m’autorise parfois des digressions à Une vie de borgne, cette fois pour celles et ceux qui ont essayé de remplacer le violon d’Ingres par le clavier de l’ordi… Je vous accorde qu’il ne s’agit pas des mêmes instruments!

Ecrire !

Si vous avez essayé d’écrire et surtout de publier, vous avez connu les affres du lapsus, du syndrome de la page blanche, la crainte de la coquille, de la méprise, de la mémoire défaillante, la peur du plagiat et surtout de la stupide faute d’inattention ! Je suis de moins en moins professionnel de l’écriture mais je connais bien ce problème.

Le maréchal Foch demandait : De quoi s’agit-il ?

Vous voulez bien qu’on lui réponde ? D’accord.

Vous écrivez

Vous relisez

Vous corrigez

Vous réécrivez

Vous relisez

Vous recorrigez

Vous relisez

Avant d’envoyer votre écrit, ou de le publier, vous le relisez encore une fois !

Il reste encore des fautes ou des expressions à changer.

Alors vous recorrigez

Vous relisez et … enfin vous envoyez votre texte !

La suite est immuable :   Après envoi, titillé par le doute, vous relisez votre copie (manque de confiance, narcissisme ?) et… vous trouvez encore des fautes.  La crise !   Dès réception des épreuves s’il s’agit d’un texte destiné à être imprimé ou dès parution sur Internet, vous retrouvez encore des fautes. C’est la Loi de Murphy ou peut-être ‘La revanche du Coyote’ comme le dit l’académicien romancier Arturo Pérez Reverte.

C’est vrai qu’il n’y a pas que les fautes de langage. Pérez Reverte évoque en plus les aléas de la littérature romancière : S’il indique une profondeur de 6.50 mètres pour une baie dans un de ses nombreux livres sur la navigation maritime, il se trouvera forcément un lecteur pour lui dire, preuves à l’appui, que la profondeur est de 7.65 mètres…  Dans un roman, s’il évoque le passage d’un train à 8 heures 35 à Trifouilly-les-Oies un dimanche de janvier, on peut être sûr qu’un lecteur précisera qu’en janvier c’est l’horaire d’hiver et que les dimanche le train passe à 9 heures 10!

Ces ‘drosophiloalveopyges’ ou enculeurs de mouches, aussi nommés ‘capillotétratomites’ ou coupeurs de cheveux en quatre… (Avec mes affectueuses excuses pour cette ‘gastronolatinophonie’, oui latin de cuisine) ont incité Pérez Reverte à utiliser ce qu’il nomme la Revanche du Coyote :

Dans « La carta esferica » par exemple, il décrit une scène dans laquelle : « Dizzy Gillespie joue du piano ». Il a reçu des centaines de commentaires lui rappelant que Gillespie était un trompettiste ! Ce ‘crapaud d’Arturo’ avait prévu le tsunami, qu’il avait provoqué. Il avait même fait imprimer des cartes à l’avance, qui répondaient :

Dizzy Gillespie et sa fameuse trompette coudée !

« Dizzy Gillespie était bien sûr un fameux trompettiste mais le 26 novembre 1945, alors que le saxophoniste Charlie Parker enregistrait pour la maison de disques Savoy, le pianiste avait fait faux bond et c’est Gillespie qui sauva la séance d’enregistrement en se mettant au piano ! »

En conclusion, au sujet des fautes d’orthographe, erreurs et imprécisions, que vous pourriez trouver dans mes futures élucubrations, je vous demande un peu d’indulgence, mais surtout méfiez-vous : et si je pratiquais moi aussi la « Revanche du coyote » ?

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