Une vie de borgne (Chapitre 20) Ah ! les médecins…  

J’espère que le corps médical me pardonnera…  et que ceux qui ont été obligés d’avoir recours aux disciples d’Esculape accepteront mes affectueuses excuses !

Un prochain chapitre traitera de la force d’un borgne, confronté à la douleur physique et aux douleurs morales. Pas triste… c’est pourquoi je crois que ce qui suit ‘annonce la couleur’ de mon credo. Pierre Vassiliu chantait Mais ça emmerde les gens quand on vit pas comme eux.  J’assume mon modus vivendi !

Naître avec des « défauts de fabrication » vous donne une confiance totale dans le génie de la nature et la conviction que les forces cosmiques sont bien plus puissantes que toutes les religions, les croyances, la médecine… et les médecins ! Nous y voici : Je n’ai jamais eu affaire aux médecins qui soignent avec la chimie et les médicaments et, de toute ma vie, je ne suis jamais entré dans une pharmacie. Des convictions qui, je l’espère, me permettront d’arriver en pleine forme à la fin de mon existence… dans très longtemps car je ne suis pas pressé !

J’ai tout de même dû parfois ‘consulter’, mais uniquement des artisans de la médecine, je veux dire ceux qui travaillent et soignent avec leurs mains, sans pilules, sans gélules, sans molécules :

  • Un chiropraticien pour remettre en place ma colonne vertébrale affaiblie par les séquelles de Scheuermann, comme presque tout le monde (si, si, renseignez-vous), et la pratique intensive du sport
  • Des dentistes et des prothésistes (avec l’âge il faut parfois renforcer certaines parties de la mâchoire !)
  • Un chirurgien pour la vasectomie
  • Des ophtalmos pour la cataracte et les 700 points de laser au fond de mon œil valide suite à un décollement de la rétine. Je vous l’ai dit : Que des artisans !
  • Des kinésithérapeutes
  • Un rhumatologue spécialiste de l’aiguille fine pour redresser mes doigts atrophiés par la maladie de Dupuytren. Voir mon texte du 14 octobre :

https://wordpress.com/post/akimismo.wordpress.com/5405

Seules exceptions,  par obligation :

Un généraliste pour ‘plâtrer’ un pied fracturé

Un autre pour le renouvellement de mon permis de conduire et pour participer au Marathon de l’Engadine à ski de fond, 42 km à l800 m. d’altitude, suite au décès d’un concurrent médecin (authentique) lors d’une édition précédente

 Encore un pour la licence de parapente et un pour celle de montgolfière

Je vous raconterai au prochain chapitre mon entretien téléphonique avec un médecin, pour passer de la montgolfière au dirigeable. Un sketch digne de Coluche, on a bien le droit de rigoler non ?

J’ai tout de même rencontré des médecins… mais sans qu’il s’agisse de soins :

Dr J. le médecin de famille de mes parents, qui fumait comme un four crématoire, bien sûr mort d’un cancer des poumons. A ma mère qui lui demandait comment perdre du poids, il avait répondu : Arrête de bouffer ! Ma pauvre maman avait été choquée par cette soudaine familiarité.

Dr W. un ami de jeunesse avec lequel j’avais fait pas mal de sport, mais jamais consulté comme praticien. J’ai pris contact avec lui, dès mes 70 ans, pour valider mon permis de conduire, des retrouvailles sympas pour évoquer des souvenirs à vélo et à ski de fond. Il s’étonnait que je n’aie pas de médecin traitant. Ma réponse : « Je veux mourir en bonne santé » l’avait un peu secoué, mais il a eu une réaction pire quand je lui ai dit que je ne voulais rien savoir d’éventuelles pathologies qu’il pourrait découvrir et que, de toutes façons, il était exclu que j’adhère au club des bouffeurs de pilules !

Il y a aussi eu le Docteur X, rencontré au Club Alpin, qui avait insisté pour que je me rende chez un confrère, célèbre cardiologue, intéressé de voir un sportif entraîné pour comparer certaines données avec ses patients habituels, souvent âgés, convalescents, cachectiques, au souffle court et la ‘pompe’ faible. J’accepte, et c’est en slip, bardé de sensors sur tout le corps, que je monte sur le tapis roulant pour un léger trottinement. A la vue dubitative du grand ‘chaman’, je lui suggère de ‘mettre un peu de gomme’. Il me conseille de me tenir aux barrières latérales. J’éclate de rire et c’est un peu vexé qu’il pousse le potentiomètre de l’engin au maximum, ce qui ne devait pas lui arriver souvent.

Et moi de courir, très à l’aise, bien sûr sans appui. Après plus d’une minute de ce régime les cadrans s’animent un peu pour indiquer 130 pulsations, et je lui dis qu’il faudrait doubler la vitesse du tapis, déjà à fond, pour arriver aux 180 pulsations d’un sprint à pied, à vélo ou à ski de fond !

Sa conclusion : A ce régime, mes patients habituels, relevant souvent d’opération et de transplantation du cœur, auraient depuis longtemps passé l’arme à gauche, mais un immense merci d’avoir accepté de vous soumettre à cette séance!

Comme promis, il y aura une suite, un sketch pour rigoler en peu, avec le médecin chef de l’Office fédéral de l’aviation civile…

5 commentaires sur “Une vie de borgne (Chapitre 20) Ah ! les médecins…  

  1. J’attends le sketch digne de Coluche avec impatience, mais prenez votre temps, personne n’est pressé, et le docteur J. m’a fait éclater de rire ! Passez une excellente journée et vive la vie !

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