Interlude N° 5 (N°1/2022) : Balthazar et compagnie ! 

Interlude, du latin inter pour intervalle et ludus pour jeu.

Donc, voulez-vous jouer avec moi en attendant la suite de Ma vie en monovision ?

Commençons par l’essentiel : Avez-vous passé les  

« fêtes mémorables » dont vous rêviez ? Pas d’effets secondaires ? Pas encore ?

Je m’en réjouis !

Ici, en Andalousie profonde, Noël n’est pas la célébration principale du changement d’année. Du reste, il y a quelques décennies on n’en parlait à peine, juste une petite messe à l’église du village, une aspergée d’eau bénite, un bon coup de vin sacré, une hostie et le tour était joué. Mais le système s’est chargé d’entraîner toute l’Espagne dans le stupide tourbillon ‘consumivore’ mondial, et tout le monde sait maintenant ce que sont les cadeaux de Noël, le réveillon de Noël, la bûche de Noël, le sapin de Noël, la gueule de bois de Noël et… le Père Noël, tu parles d’un progrès, même qu’on ignore toujours si son traîneau est attelé à des rennes finlandais ou des dromadaires palestiniens qu’il aurait revendu très cher aux Rois Mages.

Le système a sournoisement fait exploser les dépenses des ménages pour le 25 décembre mais, en Espagne la fête principale reste Les Rois, le 6 janvier. Ici, Balthazar, Melchior et Gaspard sont plus populaires que Papa Noël, bonne occasion aussi de faire quelques excès supplémentaires, que je souligne avec un petit clin d’oeil (en anglais aïe ma tête !) pour soigner les névralgies propres à la resaca !

A votre santé, et à celle d’un de mes potes, Michel, né un 6 janvier, il y a tellement longtemps que je ne me souviens même plus de son âge…

Avec mes affectueuses excuses pour les ‘linguistes’ qui pensent que Shakespeare est un joueur de foot du Paris Saint Germain, ou croient que Barack Obama est un basketteur des Harlem Globetrotters… voici un clin d’œil à ma rubrique ‘L’espagnol facile, avec le sourire’. La traduction des phylactères est mon cadeau pour les Rois :

Il est scientifiquement démontré que le masque évite l’amende pour ceux qui ne le portent pas…

Donc, il est efficace !

Une autre, une autre… Bon d’accord!

Tout indique que nous traversons le pire moment d’une grande crise

Tu le dis pour la détérioration progressive de l’état de bien-être et l’inexorable et graduelle dégradation des droits des travailleurs et des classes les plus défavorisées ?

Non… c’est que mon équipe de football a encore perdu !

9.12.1941 – 9.12.2021 … 10.12.21 The day after…

La resaca… dit-on en espagnol pour la gueule de bois. Bah non! De resaca, que nenni, ni nada! Je laisse ce douloureux retour à la réalité post éthylique aux jeunes galapiats, catégorie dont je me suis affranchi hier pour mes quatre fois vingt ans.

Pas de gueule de bois, que de bons arrière-goûts au palais :  Une ou deux coupes de ‘cava’, vous savez ce vin espagnol ‘champagnisé’ (Chut pas le droit de dire champagnisé !), élaboré selon la ‘méthode traditionnelle’ (Chut pas le droit !), un grand cru de Bordeaux (tiens, ça on a le droit de dire !), une fondue vigneronne aux trois viandes (et merde pour les véganes), une glace parfumée au rhum de Motril, avec un (il faut raison savoir garder !) petit digestif, le tout ‘avec modération’. Sans oublier la chance d’avoir partagé cette journée avec ma femme Cornelia !

Je vous souhaite à toutes et tous de vivre cette gratifiante expérience d’arriver enfin à l’âge dit adulte… en aussi bon état que votre serviteur.

Merci à ceux qui se sont manifestés sur ce blog ou en messages privés (ils se reconnaitront !). Je vous promets de participer à la célébration de vos quatre fois 20 ans… dussé-je attendre quelques décennies (Salut Mélie !)

Que restera-t-il de cette journée du 9 décembre ? Comme pour Pearl Harbour, autre catastrophe dont c’était les 4 fois 20 ans deux jours avant moi, en parlera-t-on encore dans un siècle ?

Le virus nous sépare mais l’amitié est inséparable. Cette photo avec un chapeau ramené d’Alaska, me rapproche d’un pote bloqué chez lui. Salut Michel!

Nouvelles du 9.12 en vrac :

Ces cons de Gogol me demandent, ce matin même, de confirmer que j’ai plus de 18 ans. Authentique. Ils l’ont échappé belle, car je n’ai pas trouvé où cliquer pour les traiter d’abrutis.

J’ai lu, toujours ce 9 décembre, qu’un pilote de 67 ans, avec 998 heures de vol, s’est tué aux commandes de son planeur. Il espérait arrondir son curriculum à 1000 heures. L’Office de l’air a retrouvé son téléphone portable… il filmait le paysage et n’a donc pas vu la barre de rocher contre laquelle il s’est écrabouillé. Je n’ose pas ajouter : Plus con que ça tu meures !

Huitante ou quatre-vingt ? Vous jugerez mais voici le petit mot reçu de Cornelia, qui accompagnait mon cadeau

J’avoue être l’auteur du ‘caviardage’ final. Vous n’êtes pas sensés
savoir quel est le mot doux qui nous uni. Na!

« Tu vois, Nico, je viens de recevoir la collection complète de Tintin. Ce sont les histoires du chien Milou »!

Mais là encore, c’est comme pour le Champagne, ‘chut’ car Tintin ce n’est que de 7 à 77 ans!

Bon… je note la date du 9 décembre 2031 dans mon agenda pour reprendre cette conversation. Hasta luego amigas y amigos !

Devoirs de vacances N° 11 Vous aimez la politique?

Vous connaissez la phrase: on peut rire de tout… mais pas avec n’importe qui. Vous n’êtes donc pas obligés d’en rire!

Pas de  politique sur ce blog. Je m’y tiens mais… je m’autorise parfois à reproduire l’un ou l’autre des stripes de presse de mes amis dessinateurs espagnols. Surtout que nous sommes dimanche et que je ne voudrais pas vous surmener!

Celui du jour est de José Maria Nieto, vous savez celui qui met en scène de sympathiques rats anthropomorphes, et dont je vous ai souvent parlé ici.

Il s’agit d’une caricature de notre président du gouvernement, Pedro Sanchez, mais ce dessin pourrait parfaitement s’adapter à certains personnages de Berne, Berlin, Bruxelles et même… de Paris.

Suivez mon regard!

«Monsieur le Président… si vous voulez continuer à cacher, et les chiffres du chômage et ceux des morts du Covid, vous aurez besoin d’un tapis beaucoup plus grand…»

Devoirs de vacances N° 4 Laissez-moi décider !

Oui… vous avez bien lu:

Je revendique le droit à la maîtrise de mon destin!

  • Avertissement ! Ce texte peut choquer. J’assume. Si vous avez des principes religieux rigides, merci de ne pas continuer cette lecture. Nous resterons amis pour d’autres sujets… moins essentiels et plus marrants. Merci de votre passage sur ce blog!

Tiens ! Vous êtes nombreux à rester… alors, aux faits :

Je ne suis pas souvent en phase avec la gauche mais j’admets qu’ils font parfois avancer le ‘schmilblick’, surtout sur la gestion libre de notre vie. Par exemple en Espagne, mon pays d’adoption depuis plus de 25 ans, le gouvernement socialiste a pris une décision courageuse, n’en déplaise aux ‘calotins’, encore bien influente ici. Voici un résumé lu dans la presse :

L’Espagne va devenir le sixième pays au monde à autoriser l’euthanasie Malgré l’opposition de l’Eglise catholique et de la droite, les députés espagnols ont approuvé le projet de loi reconnaissant le droit à l’euthanasieAprès les Pays-Bas, la Belgique, le Luxembourg, le Canada et la Nouvelle-Zélande, l’Espagne s’apprête à devenir le sixième pays au monde à permettre, sous strictes conditions, à des personnes en situation de très grande souffrance de recourir à l’euthanasie. La chambre des députés espagnole a voté le projet de loi gouvernemental, qui a été adopté à une large majorité par 198 votes pour, 138 contre et deux abstentions. Son entrée en vigueur est prévue avant le printemps 2021.

On ne parle pas de la Suisse,  pourtant pionnière, avec une variante, revenant finalement au même, l’assistance légale  au suicide, la nuance étant qu’elle implique le geste personnel physique du candidat à l’abréviation de ses souffrances. J’en parle très ouvertement, non seulement parce que convaincu de la pertinence de respecter les décisions de chacun mais aussi, l’ayant vécu de près, quand la mère de ma femme a choisi Exit, cette assistance helvétique au suicide, pour « passer à une vie meilleure ».

Ici en Espagne, les réactions n’ont pas traîné, même parfois ironiquement chez les dessinateurs de presse, comme José Maria Nieto, celui qui met en scène de sympathiques rats anthropomorphes  :

Le rat-médecin : « En vertu des circonstances, je vais présenter une requête d’euthanasie »

Le rat-patient : «Oh ! Docteur, ne vous précipitez pas… moi je vous trouve encore bien ! Et avec de bons soins palliatifs vous irez encore mieux ! »

La grande faucheuse : « C’est vrai que vous n’avez pas l’air si mal. Calmez-vous docteur !»

Oui, je sais, c’est du second degré, mais je suis certain que Pierre Desproges aurait souri. Moi aussi, du reste !

Terminons par une pensée hautement philosophique: (Ne cherchez pas dans le ‘Dictionnaire des Citations’… j’en suis l’auteur!)

Tout est trop cher ! Je n’ai vraiment plus les moyens de vivre… Et comme l’assistance au suicide n’est pas gratuite, je n’ai pas non plus les moyens de mourir ! Que vais-je devenir ? Un mort vivant ? Un mec plus mort que vif ? Ou tout simplement, ce qui me convient parfaitement, un immortel conjoncturel…

Mort de peur, Mort de froid, Mort de faim, Mort de soif (l’horreur!), Mort d’amour (c’est mieux!), Ivre mort, Mort de rire!  Pourtant bon vivant… je vous en souhaite autant

Ce texte est extrait d’un article publié sur mon blog le 27 février 2018, intitulé Et je vous en pose des questions ? Voici le lien :

https://wordpress.com/post/akimismo.wordpress.com/3298

Du fait que WordPress désactive la case des commentaires après quelques temps, si vous aviez un commentaire à ajouter, oui je crois aux miracles (!), vous pouvez utiliser la rubrique « Contacts » en tête de l’article. C’est confidentiel, ne vous gênez pas !

Devoirs de vacances N° 3 Cigogne

Valladolid… c’est en Alsace?

Une histoire authentique, avec le lien de la vidéo, publiée il y a déjà quelques mois par la Police de Valladolid sur Tweeter. Je l’ai retrouvée en suivant les conseils d’un lecteur de ce blog (il se reconnaîtra!) me félicitant de ‘dépoussiérer’ mon vieil ordinateur. 

Esta mañana una cigüeña ha llevado un niño al Hospital Clínico, pero se ha despistado y no encontraba la salida.

La hemos rescatado y trasladado al Centro de Recuperación de Aves.

¡Enhorabuena a los nuevos padres 

Ce matin, une cigogne a ‘livré’ un bébé à l’Hôpital de Valladolid. Malheureusement elle a perdu son chemin pour ressortir et nous (la police de Valladolid) l’avons secourue et transférée au Centre de Récupération Ornithologique.

Tous nos voeux aux nouveaux parents!