Voyage en Scandinavie…

… à moins qu’il ne s’agisse de la Sibérie, ou de la partie septentrionale de la Laponie, en passant par la Steppe des Kirghizes et le Pôle Nord!

‘Flash back’: Je vous avais quitté à la fin de l’été 2022… donc au début décembre en Espagne, pour éviter de subir les excès des fêtes de fin d’année et des célébrations qui ne m’intéressent pas. Je vous avais dit que les économies réalisées par mon renoncement aux dites festivités me permettraient d’aborder janvier 2023 assez à l’aise financièrement.

Nous avons donc pris la route de la Méditerranée avec notre camping-car le 10 janvier et je me suis voté (moi aussi je suis spécialiste du 49.3!) un prolongement des vacances de Noël, avec encore assez de réserves pécuniaires pour continuer notre voyage en zigzag au moins jusqu’à fin février.

Tiens, amis lettrés, vous avez naturellement entendu parler des Voyages en zigzag de Rudolf Toepffer (1799/1846). Peut-être que que notre ami Patrick (Jourd’Hu) vous en parlera dans une de ses prochaines chroniques littéraires. C’était un compatriote écrivain, admiré par Goethe.

Alors pourquoi ai-je évoqué des contrées connues pour leurs frimas en début de ce texte? Je pense que vous avez aussi ‘morflé’ ces dernières semaines avec cette vague de froid générale qui permettra aux climat-septiques de reprendre du poil de la bête.

Pour les anciens, ceux qui comme moi ont vécu février 1956, il n’y a pourtant rien d’exceptionnel. J’avais skié à La Dôle (sommet du Jura franco-helvétique à 1600 m. d’altitude) par de douces températures de 25° sous zéro et le soir nous regardions, frigorifiés, debout sur un trottoir d’une ville des bords du Léman, la première télévision du pays, dans la vitrine d’un pharmacien qui soignait surtout… sa publicité! Il faisait moins 18° mais nos coeurs, encore ‘juvénilement’ patriotiques avaient été réchauffés par les résultats des Jeux Olympiques de Cortina d’Ampezzo: deux médailles d’or, une de Madeleine Berthod, de Château-d’Oex, en descente et la seconde de Renée Colliard, de Genève, en slalom, dont nous venons d’apprendre le décès à 89 ans.

Revenons à notre Scandinavie… française.

Nous avons quitté notre province de Jaén alors que les prévisions annonçaient des chiffres négatifs et mis le cap sur la Grande Bleue, puis Avignon pour retrouver des amis.

Un peu de chaleur devait nous faire du bien… mais nous avons enduré  moins 6° à l’Isle sur la Sorgue et moins 4° à Vic la Gardiole, près de Montpellier.  Pas de quoi surprendre un ours polaire ou un flamant rose mais en camping car, même en nous réchauffant au Muscat de Frontignan ou au Jurançon…

Bonne occasion pour actualiser ma photo de profil non?

Notre maison à roulettes est chauffée au gaz et à l’électricité mais nous sommes assez loin du confort d’une bonne flambée dans la cheminée! Le tout avec de telles rafales de vent du Nord glacé que sont la Bise, le Mistral et la Tramontane. Demain, nous repassons les Pyrénées pour les côtes méditerranéennes espagnoles.

On n’annonce ‘que’ moins 3° à Tarragona. Vous voyez que les affaires s’arrangent…

Pendant que Cornelia observe les flamants roses, il a fallu attacher Nico, très intéressé par ces gros ‘zozios’!

Il va manquer des jours en décembre…

… et il me reste trop peu de temps ‘non férié’ pour publier mes dernières compilations. Le calendrier 2022 s’emballe, me contraignant à jouer mon joker, reportant mes élucubrations sine die (comme on le dit en politique), au moins jusqu’à l’an prochain.

Ceux qui me suivent connaissent mon aversion chronique pour les fêtes de fin d’année, et tout le bordel qui les accompagnent. Je ne vais pas perdre mon temps (et surtout le vôtre…) avec mes sempiternelles rengaines, coups de gueule et distillation de fiel que suscitent chez moi les derniers jours de décembre. Un texte publié ce matin par un ami ‘blogonaute’ et les commentaires de ses suiveurs-euses (Salut Jourd’hu, Natlarouge et les autres) me prouve que je ne suis pas seul à subir les stupidités, les hypocrisies et les excès de fin d’année!

Je vais bien sûr continuer à vous lire, même entre les lignes s’il s’agit d’allusions aux festivités. Basta ya, comme disent les Andalous!

Celles et ceux qui célèbrent sincèrement, peut-être même avec des convictions, ces obligations commerciales, sont complices de les accepter… mais c’est leur droit, excusez-moi de ne pas partager ces orgies coûteuses, souvent bigotes et inutiles.

Je me réjouis d’arriver en janvier, un mois qui me procure chaque année une volupté jouissive, car je suis toujours très à l’aise financièrement en début d’année. Facile, puisque je ne fous jamais les pieds dans les négoces en décembre, n’accepte ni ne fais de cadeaux et ne suis consommateur d’aucune célébration de fin d’année! Pour le coup, personne ne viendra me casser les ‘choses de la vie’ avec des conneries de réveillons de noël et de l’an… dont le prix exorbitant est aussi payé par de pauvres canards odieusement gavés.

Donc, je rentre dans ma coquille avec un petit clin d’oeil: Alors que je pensais, comme tous ceux qui étalent leurs bonnes résolutions pour 2023, changer ma voiture pour une Tesla: je garde ma Rolls Royce… au moins jusqu’à la prochaine coupure de courant électrique ou grève des distributeurs d’essence!

Scandale micogynécologique au Qatar ?

En quête de champignons, je me promenais tranquillement près de Ar Rayyān, entre Umm Salāl Muhammad et Al Wayyān (ne cherchez pas sur ‘gogol eursse’ car, contrairement à ce que pourrait évoquer la phonie des lieux, ce n’est pas en Bretagne mais bien sur le chemin de Al Wakrah, en direction de Umm Sa’īd).

Bon ! je n’ai pas trouvé les Pieds bleus qu’on me promettait car, renseignements pris auprès du premier barbu ‘enturbanné’, en babouches et chemise de nuit rencontré sur le sentier, j’ai appris que le Rhodopaxillus Nudus (c’est le nom latin du Pied bleu !) avait été interdit par les ayatollahs du moment !

Peut-être avaient-ils peur qu’un malhabile confonde un pied bleu avec celui d’un joueur de foot… Revenons à notre affaire ‘micogynécologique’ !

Sachant que dans l’abréviation LGBTQ+, le ‘T’ évoque les ‘Trans’ ou Transgenres, donc ceux qui n’acceptent pas le sexe qu’on leur a attribué à la naissance, les autorités de l’émirat persique auraient interdit la consommation du Pied bleu, qui enfreint les lois de la divine vertu appliquées dans cette moyenâgeuse péninsule. En effet, le Rhodopaxillus Nudus est devenu Lepista Nuda à la charnière des années 50 et 60, rejoignant la lettre ‘T’ des LGBTQ+, posant problème aux intégristes des sables, même s’agissant des initiales du cheikh Tamim ben Hamad Al Thani … l’émir du Qatar !

Force est d’admettre que le populaire Pied bleu est un ‘transgénique’, puisqu’en plus du nom, il a changé de sexe : Du masculin Rhodopaxillus Nudus il a passé à la féminine Lepista Nuda. Ça n’enlève rien à l’excellence gustative de ce champignon, qui reste rattaché à la famille des Tricholomatacaes, mais le reniement du sexe attribué à la naissance serait de nature à perturber les pontes du Qatar. 

Je m’abstiendrai donc de commenter les mots Nudus et Nuda, évitant des réactions qui pourraient me priver… de la finale du tournoi de Doha. Au fait, je ne sais pas quand c’est, ni si c’est du curling ou de la pétanque, mais ce sera bien sûr un match opposant des ‘capilosculptés’ amputés du QI à d’autres ‘capilosculptés’ amputés du QI ! What else?

(Vous aurez bien sûr remarqué que je n’ai pas évoqué les primitifs hein ?)

Carton rouge ? Pourquoi…

Changement

Le changement d’horaire ‘été-hiver’ c’était le 30 octobre… alors que le changement de saison était avant-hier 15 novembre, c’est avéré !

A notre retour au bercail dans la Sierra de Segura, Jaén, après une courte escapade au bord de la Méditerranée (gna gna gna… bon on le saura !)

Après vous avoir importuné des milliers de fois avec des images du coucher de soleil, que ce soit

au bord de l’Atlantique ou de la Méditerranée, voici, enfin une image du lever de soleil. C’était à Motril

et nous devons cette image à Cornelia, ma lève-tôt de femme!

nous avons eu la première vraie averse de la saison automnale, avec déjà une petite vingtaine de litres et les prévisions pour toute la semaine sont optimismes pour une nécessaire ré-hydratation des cultures et l’indispensable remontée du niveau des barrages qui plafonnent à moins de 15% de réserves !

Donc, après 5 mois et demi d’une sècheresse qui devenait à la limite du supportable… oui amis français et suisses, trop c’est trop, même si on pourrait aussi dire que pas assez ce n’est pas assez.

Récapitulons :

C’est un vrai changement de saison puisque, après plus de 6 mois en sandales comme uniques chaussures, j’ai ressorti les chaussettes et les souliers fermés, j’ai troqué mon sempiternel short pour des pantalons et nous avons fouillé partout dans la maison pour retrouver un parapluie !

Et nous avons même célébré notre retour en allumant un feu de cheminée.  Je vous le disais : un vrai changement mais, je nous connais… dans une semaine, si les prévisions aqueuses se confirment, nous recommencerons à râler, en demandant au soleil de revenir !

Le genre humain est vraiment impossible à contenter non ?

Même sans soleil et la pluie, les couleurs d’automne demeurent!

Encore la Méditerranée ? Et pourquoi pas…

Quel bonheur d’avoir des amis qui traversent l’Europe pour nous rendre visite… même si ça ralentit ma production ‘litéro-bloguesque’ ! Mais je suis certain que vous accepterez mon mutisme ponctuel, puisqu’il vous procure bien des vacances.

Mon pote Michel, ami et complice depuis plus de 50 années et sa compagne Sissi nous ont tenu compagnie pendant quelques jours.

Inutile de dire que nous nous sommes remémoré des souvenirs, avons évoqué nos expéditions en Laponie (400 de ski de fond par moins 38°), l’Alaska et l’Himalaya lors de notre tentative d’ascension au Cho Oyu, un des 14 huit mille du monde, sans parler de nos aventures en parapente, montgolfière et des pitreries que nous continuons à inventer malgré nos 80 ans largement dépassés !

Promenade du soir avec Nico. Comme le disent les Africains, nous faisons ‘palabre’ (Assemblée coutumière, généralement réservée aux hommes, où s’échangent les nouvelles, se discutent les affaires pendantes, se prennent les décisions importantes`) pour partager équitablement le viatique. Le chapeau rouge est pour éviter que ces cons de chasseurs me prennent pour un bouquetin!

Les vieux retombent en enfance ? Pas concernés car Michel et moi ne sommes jamais sortis de la pouponnière !

Ambiance jeune et dynamique : Nous célébrons les 80 ans de Sissi, qui nous rejoint au club des octogénaires. La petite jeunette a gauche a été exceptionnellement autorisée à partager ce moment festif avec des adultes!

Pour l’anniversaire de Sissi j’ai commis un petit poème ‘maison’, gravé ‘maison’ sur un morceau d’olivier ‘maison’

Pour l’heure, nous repartons vers la Méditerranée (3 heures et demi d’autoroute), pour accompagner nos amis près de l’aéroport de Malaga, d’où ils décolleront vers les frimas helvétiques… Nous profiterons de rester une dizaine de jours dans notre camping favori de Motril. Oui, je sais, et pense comme vous que c’est trop dur la vie de retraité.

Je vous promets de revenir aux réalités, avec quelques textes en gestation depuis pas mal de temps, pour meubler vos longues soirées d’hiver.

Tiens ! Un clin d’œil lu sur un camping-car allemand :

Trop vieux pour travailler

Trop jeune pour mourir

Au ‘top’ pour voyager !