Merci de nous laisser la place !

Merci à toutes et tous… d’avoir quitté les plages pour reprendre le travail. Nous attendions ce  moment avec impatience pour vous remplacer, au bord de l’Océan pour commencer, plus ‘si entente’, dès demain matin.

Rassurez-vous, n’ayez ni regrets, ni préoccupations, car nous nous veillerons à ce que le sable de l’Atlantique (Costa de la Luz), puis celui de la Méditerranée (Costa Tropical), soit bien traité, même mieux que durant votre escapade estivale, car nous avons été éduqués à ramasser nos déchets. Nous ne fumons pas, donc pas de risque que nous lancions stupidement des mégots par la fenêtre de notre camping-car, c’est aussi une manière de lutter contre les incendies de forêts !

C’est vrai que les dernières semaines ont été laborieuses et mon nouveau négoce avec des cônes décoratifs multicolores (on dit aussi pignes et même pives dans mon pays d’origine) m’a épuisé.

Cornelia aussi a payé de sa personne, en me donnant des conseils pour le choix des couleurs, des tailles. Même que le matin, lors de la promenade avec Nico, elle gère et codifie la ‘récolte’, du genre ‘non pas celle-ci, celle-là est mieux, trop petite, pas assez grande, j’en passe…

Une précision, cette collection colorée est réservée aux amis, amies et à quelques voisins sympas. Je n’en ferai donc pas commerce, alors ne cherchez pas une échoppe ou un stand ‘akimismo’ lors de votre prochain passage à la brocante locale !

A bientôt…

Restons optimistes!

J’ai fait l’erreur de regarder les nouvelles sur les étranges lucarnes. Quel abruti je suis...

Pour me faire pardonner ma stupidité, voici quelques ‘stripes’ trouvés au cours de mes compilations de la presse espagnole:

Dans la série: Apprendre l’espagnol avec le sourire:

« Vous êtes un sage… Si vous saviez le prix du carburant?

« On voit bien que vous ne connaissez pas le prix du foin! »

Une autre… une autre… Bon d’accord! Mais restons dans la presse espagnole.

« Tu fais peur à tout le monde avec ta stupide annonce de la fin du monde… » (La fin du monde est proche!) « J’en suis navré. Je ne voulais pas causer une alarme sociale… je vais essayer que mon message soit plus optimiste! » Lecture du panneau: « Quelques uns survivront! »

Avec mes affectueuses excuses pour vous saper le moral avec mes images espagnoles…. Voici un havre de paix chinois, je ne sais plus s’il s’agit de Shanghai ou Pékin!

Promis, juré, cette image ne provient pas de l’A7 pendant cette fin de semaine de fluide circulation hexagonale! En France personne ne serait assez couillon pour faire 965 km de queue en étant en vacances hein?

Restons optimistes, même avec les pires annonces de l’actualité mondiale:

Vous connaissez Sir Norman ?

Dans la catégorie Clin d’œil, j’ai lu pour vous !

Les réflexions que vous lirez plus bas sont empruntées à Norman Foster, dont vous avez bien sûr entendu parler.

Né le 1er juin 1935 à Manchester, Norman Forster est architecte (Cessez de tripoter la calculatrice incorporée à votre smart machin… M. Foster a 87 ans). Au nombre de ses réalisations citons les plus remarquées (je n’ai pas dit les plus remarquables hein !) :

Millenium Bridge by Foster + Partners. Photo by Nigel Young
The Gherkin by Foster + Partners
London City Hall by Foster + Partners. Photo by Nigel Young
Torre del Collserola by Foster + Partners. Photo by Nigel Young

Et, bien sûr, le chef d’œuvre qu’est pour moi le Viaduc de Millau :

Hauteur des piliers 343 m. Un des records à souligner : Jusqu’à 800 ouvriers sur le chantier pendant 3 ans et aucun mort (Je répète aucun mort !)

Je m’y suis arrêté de nombreuses fois pendant sa construction. J’ai observé les travaux depuis en haut, en bas, et de tous les angles possibles ! J’avoue même avoir bravé les interdictions, m’aventurant sur l’ouvrage (quelques mètres seulement !) à pied, juste avant son ouverture. Puis en voiture dans les deux sens, dès sa mise en service, encore sans raccordement à l’autoroute (!) en payant le péage les deux fois et je l’ai encore traversé dans le flot grégaire du troupeau transhumant en France en été…

Une anecdote : Le projet du Pont de Millau était prêt mais une ministre écologiste du nom de Dominique Voynet passait son temps à mettre les bâtons dans les roues. C’est alors que Jacques Chirac (qui a dit qu’il n’avait ‘rien fichu’ au cours de ses deux mandats ?) a convoqué son ministre des transports et de l’équipement et lui a dit : « Allez-y Gayssot ! », donnant le feu vert pour la pose de la première pierre.  L’écologiste n’a pas aimé ce passage, d’autant plus que le Ministre des transport de l’époque, Jean Claude Gayssot, était… communiste. Vous, je ne sais pas mais moi j’adore le gag !

Sachez encore que les collaborateurs de Norman Foster ont utilisé une technique révolutionnaire : un satellite géostationnaire qui contrôlait en permanence l’horizontalité et la verticalité de l’ouvrage; le pont de Millau n’aurait donc pas pu être réalisé quelques années auparavant.

Le personnage et son œuvre étant situés, voici les réflexions qui ont motivé cet article :

« Les voitures m’ont fasciné depuis enfant. Elles nous ont transformé comme aucune autre invention »

« Si la voiture actuelle est techniquement très sophistiquée et plus sûre, elle manque d’individualité… comme notre société »

« L’automobile a transformé le paysage urbain et rural comme aucune autre invention. Son influence fut énorme et, lors du passage du 19ème au 20ème siècle, la motorisation a sauvé les villes… New York et Londres empestaient à cause des chevaux morts et malades qu’on laissait de décomposer« 

« Peut-on dire que la voiture a nettoyé les villes ? Il ne faut pourtant pas ignorer que le trafic automobile urbain est ensuite devenu le principal contaminant. Et si nous disions que l’automobile a doublement remplacé le cheval ? »

Le prétexte de cette publication m’a été fourni par une exposition dédiée à l’art et l’automobile, au fameux Musée Guggenheim de Bilbao. Le commissaire principal de cette gigantesque expo n’est autre que Sir Norman Foster. C’est lui qui a choisi les 38 véhicules prestigieux exposés, ajoutant 11 véhicules originaux de sa propre collection. On peut voir une Porsche Phaéton électrique de 1900 (oui Porsche, électrique, en mille neuf cent !), la Voisin C-7 Lumineuse que conduisait Édouard Jeanneret Gris (oui M. Le Corbusier !), une Hispano-Suiza H6B, des Bugatti, une Ferrari GTO de 1964 dont un exemplaire vient d’être vendu aux enchères pour une broutille : 38’000’000 de dollars (Oui 38 millions, vous aviez bien lu), une Tatra T87 de 1948 et même une réplique de la très rare Dymaxion de 1933/34

Cette page empruntée à XLSemanal donne une petite idée des modèles exposés mais l’ajout de détails qui ne vous intéressent pas forcément feront l’objet d’un complément dans quelques jours sur mon second blog

Au temps des automobilistes  

https://histoiresdautomobilesetdemotocyclettes.com

Que les fans d’histoire automobile patientent, je travaille à cette publication, avec des détails techniques et historiques qui laisseront sans voix… même les plus férus en matière d’automobiles anciennes ! A+

Miction impossible !

Dans la série « Clin d’œil, j’ai lu pour vous » voici mon coup de cœur pour un texte paru dans un hebdomadaire que je lis depuis 27 années, sous la signature de Arturo Perez Reverte, romancier, éditorialiste et académicien de la Real Academia Española. Avant de se consacrer à la littérature, il fût correspondant de guerre pendant 21 ans et s’est ‘frotté’ à des épisodes sanglants, des charniers, des horreurs… bref, il a été sur les fronts belliqueux au Tchad, en Libye, Chypre, Liban, Érythrée, les Malouines, le Soudan, le Mozambique, l’Angola, la Tunisie, la Bosnie Herzégovine, Sarajevo…

En préambule, je mets mes amies lectrices en garde : Ce texte ne vous est pas destiné, mais rien ne vous empêche de le lire !

J’ai 10 ans de plus que l’auteur et suis donc en première ligne pour apprécier les situations évoquées dans cette publication. Je partage avec vous cette traduction maison, en fait une adaptation, pour respecter les clins d’œil que l’auteur a publié sous le titre :

Miccionando, que es gerundio

Difficile de traduire ce titre plein de sous-entendus… qui évoque 1° la miction, soit la manière pédante, littéraire, scientifique et prétentieuse du corps médical, pour dire ‘uriner’ et 2° le gérondif, soit le participe présent. Un mauvais traducteur, ou un programme de traduction automatique ‘à la con’ aurait pu choisir : ‘En train de pisser’ ou je ne sais quelle incongruité.

Moi, j’en reste au clin d’œil, et propose :

Miction impossible !

J’ai soumis mon interprétation à Arturo Perez Reverte et viens de recevoir son approbation, transmise par son assistante :

Estimado Norbert:

Encantada de saludarle de nuevo. 

Por indicación de don Arturo Pérez-Reverte le transmito la autorización para publicar, exclusivamente en su blog, la traducción al francés adjunta del artículo “Miccionando, que es gerundio”, XLSemanal 2022, del que es autor don Arturo.

Aprovecho la ocasión para enviarle un cordial saludo.

Encore tout ému qu’un personnage de l’envergure d’Arturo Perez Reverte ait avalisé ma traduction, je lui laisse le clavier :


J’en ai ras le bol de toutes ces campagnes en faveur des ‘petits vieux’, catégorie à laquelle j’appartiens avec mes 71 balais, campagnes qui prétendent leur faciliter la vie dans ce monde moderne fait de distributeurs de billets automatiques, d’attention personnalisée, de voyages organisés par les services sociaux pour les anciens et de gadgets informatisés et connectés…

Mais, scrogneugneu, pourquoi pas un mot au sujet des urinoirs publics ? Je me réfère principalement à ceux des bars, restaurants et parkings, sans ignorer que les femmes ne sont pas mieux loties…

Essayez, messieurs, de vous mettre à leur place, de faire pipi par un jeu de contorsion digne du Cirque du Soleil, perchées sur des toilettes qui ne méritent pas le prix Nobel de la propreté, loin de là, en tenant leur manteau dans une main et leur sac dans l’autre. Nous, les mâles, sommes un peu mieux lotis, quoi que… et là je parle de mes congénères d’un certain âge, mais aussi de ceux de petite taille et des enfants ! Je dis petite taille pour m’éviter la vindicte des talibans et ‘talibanes’ du langage politiquement correct, en n’utilisant pas le vocable ‘nains’.

Je mesure 1m78, ou plutôt je mesurai, car avec l’âge nous subissons tous le même rétrécissement que les habits lavés à l’eau trop chaude, mais ne peux pas me plaindre, car ma taille m’avantage au moment de manipuler ma braguette dans les lieux en question, en position de combat devant le récipient en porcelaine fixé trop haut contre la paroi et, en moins d’une minute, la cause était entendue !

Mais, avec le temps, il faut tenir compte des effets de l’âge, de la prostate, pour un type de ma génération, même plus jeune. Il faut se résoudre à accepter que la puissance de jet du fluide ne soit plus ce qu’elle était !  Il est bien révolu le temps où, à la sortie de l’école, nous nous affrontions pour désigner celui qui ‘pissait’ le plus loin !  Maintenant la puissance propulsive se réduit, au point que les dernières gouttes vous jouent des tours, souvent en causant des taches d’humidité sur le pantalon, peu élégantes, à n’importe quel âge. Revenons à la hauteur scandaleuse à laquelle des architectes sadiques, des concepteurs vicieux et des plombiers, fils de la grande… (ici don Arturo utilise un mot qui concerne les dames qui fument dans la rue et qui disent ‘tu’) situent les urinoirs masculins. Il est vrai que la génération actuelle a une stature plus élevée que les précédentes, et pour eux le problème n’existe pas.

Mais, s’il vous plaît, un peu de considération pour les vétérans encore en vie… et qui s’accrochent !

La vérité est que je suis devenu, pour d’inévitables raisons d’âge, un visiteur plus assidu des lieux d’aisance évoqués plus haut, et que j’ai assisté à quelques scènes baroques. Si je parviens encore à atteindre l’urinoir en me dressant sur la pointe des pieds, ça devient de plus en plus difficile… pour les autres et je jure sur la tête de Marcel Duchamp, le plasticien qui, en 1917, avait présenté un urinoir comme une œuvre d’art, que j’ai vu des malheureux de petite taille renoncer à d’inutiles tentatives, finissant par uriner au sol, par-dessous le récipient placé trop haut, au grand dam de ses voisins de pissoir dont les souliers étaient éclaboussés ! Et des pères de famille soutenant leur progéniture d’un bras, et de l’autre essayant d’orienter le petit ‘robinet’ dans la bonne direction. J’ai aussi vu un homme de courte taille, bien habillé qui, après quelques tentatives infructueuses, blasphémant entre ses dents, finit par uriner dans le bidon à récurer du personnel d’entretien, accompagnant son geste désespéré d’un sonore : « Qu’ils aillent se faire foutre ! » sans préciser à qui était destiné cette interpellation !

Évoquons encore la disparition des panneaux qui séparaient les urinoirs, préservant l’intimité des ‘attributs’ de chacun ?

On les a supprimés, probablement pour des questions d’économies, et nous sommes condamnés à ‘cohabiter’ épaule contre épaule, et d’entrevoir, étant en pleine ‘opération’ de vidange, son voisin de travée faisant de savantes manœuvres pour contrôler la bonne direction de son débit. Le côté positif est que cette promiscuité crée des complicités solidaires, même des liens affectifs, vu que rien n’unit mieux deux bonshommes de plus de 60 ans que l’échange de coups d’œil désolés et compréhensifs à la vue des efforts pour viser la bonne hauteur du jet dans l’urinoir !

Même, c’est déjà arrivé, qu’on m’apostrophe : « Mais quelle surprise… Perez Reverte en personne ! » avec la main libre tendue pour rencontrer la mienne, ne me laissant pas d’autre choix que d’échanger une bonne poignée de mains avec mon compagnon d’infortune !