Sujet de réflexion

Ceux qui connaissent mon aversion pour certains moyens modernes de communication comprendront:

 

Les moyens actuels de communication nous rapprochent des éloignés mais nous éloignent des proches!

 

C’est tout, je pars essayer de ‘vendre’ mon manuscrit. A dans quelques semaines.

Un facteur à poil !

J’ai été peu disert ces derniers temps mais me justifie : Nous sortons d’une longue période de vacances et j’attendais la rentrée pour publier à nouveau.

Il faut dire que les vacances, que ce soit peu ou beaucoup, nous y avons pratiquement tous eu droit. La rentrée, en revanche, ne concerne pas tout le monde. Hé hé ! Les retraités ne rentrent jamais de vacances puisque ils n’en ‘branlent pas une’ toute l’année.

Donc Akimismo, le retour… provisoire avant de repartir en voyage, avec un facteur un peu spécial, une histoire que les accros du smart, du net et de la connexion perpétuelle auront de la peine à croire… Elle est pourtant véridique !

Au début du XXème siècle, il y eut un facteur nommé Cheval (Ferdinand et son fameux Palais idéal) à Hauterives dans la Drôme mais moi je vais vous parler de notre  ‘facteur Chien’, précurseur de DHL, ChronoPost, UPS et FedEx. Ce berger écossais se nommait Néri (vous vous souvenez de Lassie). Chez nous il fonctionnait comme agent de liaison.

Dans les années 40-50 mes parents habitaient à 850 m. d’altitude sur les flancs du massif du Jura. Mes grand-parents vivaient dans un village près du Léman, à 400 m. d’altitude. Les deux patelins sont distants d’une douzaine de kilomètres… un peu moins en coupant à travers champs, précision importante pour mon histoire!

Nous n’avions bien sûr pas de téléphone. Mes grand-parents non plus, re-bien sûr! Comment les prévenir de notre projet de visite dominicale ? Mon père qui pendant sa carrière de douanier avait eu une formation de conducteur de chien a l’idée d’écrire une note annonçant notre visite le jour suivant, glissée dans une boîte métallique genre étui à pilules d’avant l’invention du plastique…
Il l’attache avec un ruban bien visible au collier du ‘toutou’ afin d’attirer l’attention des destinataires.
«Neri… Va chez le ‘pépé et la mémé’»
Après plusieurs répétitions de l’ordre le chien remue la queue et disparaît à grande vitesse. 
Trois heures et quelques plus tard, «l’empoilé» jappe derrière la porte. Il est essoufflé d’avoir couru 20 km avec en tout 800 mètres de dénivelé mais quelques quelques friandises plus tard son pouls était revenu aux normes. La boîte miracle contenait un accusé de réception des grands-parents nous communiquant leur joie de revoir ‘les jeunes’.
Nous avons eu de nombreuses fois recours à cet avatar du Pony Express pour communiquer avec la famille, chaque fois avec succès. 

Alors vous comprendrez que les techniques sophistiquées actuelles de communication ne parviennent pas à m’impressionner…

 

 

Le poids des mots… et leur interprétation !

Période animée en Espagne pour les prochaines élections nationales. Chacun y va de ses promesses et arguments relayés par les médias avec statistiques et sondages… bref l’habituel climat des campagnes politiques. On parle beaucoup de stratégies et à ce sujet je partage avec vous une jolie histoire que je viens de lire dans mon quotidien :

C’était en 1905 (Vous avez bien lu : 1905!)

L’archevêque de Canterbury avait fait une visite officielle aux Etats Unis d’Amérique. Ses conseillers, secrétaires et autres dignitaires lui avaient fait moult recommandations, notamment au sujet des particularités de la presse américaine. On lui recommanda d’être d’une extrême prudence avec la presse toujours à l’affût de sensationnalisme. Par exemple :

 Toujours répondre aux questions embarrassantes sur des sujets ‘délicats’ par une autre question.

 Lors de sa première rencontre avec la presse, sur les motifs de sa visite il répondit, en caressant l’interviewer dans le sens du poil, qu’il s’agissait de resserrer les liens d’amitié entre les églises anglicanes et les religions évangéliques du grand continent américain !

Puis telle une bombe surgit la question qui tue :

« Que pense son Excellence de la grande quantité de maisons de prostitution (Casas de putas) à Manhattan ? »

Alerte! Le prélat applique donc les préceptes abondamment inculqués avant le voyage et répond par une question :

« Est-ce qu’il y a beaucoup de ‘casas de putas’ à Manhattan ? »

 Quelle ne fût pas la surprise de l’archevêque et de son entourage de lire le lendemain à la une d’un grand journal :

« L’archevêque de Canterbury demande s’il y a des ‘casas de putas’ à Manhattan ? »

En ces temps de diplomatie politique pré-électorale, certaines ‘grandes gueules’ feraient bien de s’inspirer de notre histoire avant de la ramener en public non ?

Coluche disait : Votez nul ! Bien vu.

Chronique d’une vie normale

 

Pour les trois ou quatre lecteurs qui me supportent encore sans avoir compris ma passion délirante pour les téléphones portables… et l’usage qu’on en fait!

Nous nous offrons un bon repas au restaurant. 

Près de nous un couple dans la cinquantaine avec deux ados entre 17 et 20 ans. Vrais parents? Couple recomposé? En passant à table les deux ados consultent leurs mobiles quelques secondes puis les déposent sur la table, comme celui du père. Nous sommes chez les ‘machos’ andalous et apparemment la maman n’a pas de smart phone… ou pas le droit de le consulter! Repas, discussions animées et joviales (tous participent). Pas de mobile en activité. Tout à la fin du repas les deux ados et leur père consultent leur matos connecté pendant une petite minute… Oui une petite minute avant le retour à la normale, les mobiles posés sur la table et suite de la conversation à bâtons rompus…..

Plus loin, une table d’une quinzaine de personnes, repas de famille dominical avec les adultes groupés à une extrémité et une demi-douzaine de jeunes à l’autre bout de la table. Ils ont entre 7 et 17 ans et bien sûr passionnés par leur artifice connecté. Il ne font du reste que ça pendant tout le repas. Que j’aimerais leur poser la question: Vous souvenez vous de ce que avez-vous mangé? Juste pour rire !

Une autre table avec un couple et leur grand fils. Ils sont dans mon dos et ma femme me commente la scène à voix basse. Le grand dadais est scotché à son mobile, dans son monde. Mon épouse pense qu’il n’a pas ‘la lumière à tous les étages’. Puis elle se ravise, le trouvant finalement assez ‘normal’. Ma question: Peut-on être normal quand on passe son repas scotché au cellulaire? Puis les doutes reprennent: Peut-être qu’il a quand même un problème psychique… ou pas! 

Ma conclusion: Si l’ado a des problèmes psychiques pourquoi lui permet-on de manger en fixant son matos? Pourquoi ses parents ne l’animent-ils pas à avoir une conversation en famille ? Et s’il n’a pas de déficience mentale?… Bin je pose la même question!

Oui je sais, je suis un vieux con!

Toujours et encore en vacances…

Oui je suis toujours en vacances au bord de la mer mais je pense à vous mes fidèles lectrices et lecteurs. 

Charles Trenet chantait: Le soleil a rendez-vous avec la lune… mais la lune ne le sait pas et le soleil l’attend…

Alors une petite devinette: Ma photo représente-t’elle la pleine lune ou le soleil Méditerranéen?

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Ne serait-ce que pour attendre avec sérénité vos réponses et commentaires, je reste encore un peu vers le Mare Nostrum. A+