Akimismo, ça vous dit quelque chose ? Coucou, me revlà …

Il y a longtemps que ne vous ai pas raconté d’histoires. C’est vrai qu’à la suite de mes 18 interventions sur ce site pendant notre confinement dans un camping de Motril au bord de la Méditerranée en janvier et février, je vous ai un peu délaissés. Au vu du peu de commentaires en retour sur mes écrits, je pensais même que vous n’aviez pas remarqué mon silence…

En espagnol rhum se dit ron!

J’oubliais une particularité de ce blog : sur la petite centaine d’abonnés à mes élucubrations, beaucoup ont souscrit un abonnement avec avis par e-mail. Donc vous me lisiez sans que je le sache, je viens de l’apprendre par plusieurs commentaires hors blog, des téléphones privés, des MP sur les réseaux sociaux et même quelques préoccupations au sujet de ma santé.

Je rassure ceux qui s’en sont enquis : Je vais parfaitement bien, merci !

J’ai profité de mes silences pour me livrer à des calculs dignes d’un esprit assez… euh particulier, pour ne pas dire retord et je modère mes mots ! Je vous mets dans la confidence : Mon père était né le 12 août 1911. Il est décédé le 29 décembre 1990, à 79 ans quatre mois et 17 jours. Et alors ? Rien de particulier, sauf qu’il y a une semaine, j’ai passé le cap des 79 ans quatre mois et 17 jours.

Je suis maintenant plus âgé que ne l’a été mon père. C’est tout !

Drôle de façon de reprendre mes activités sur ce blog, mais il fallait bien commencer par un bout. C’est fait, et dès demain je lancerai une nouvelle rubrique qui s’intitulera ‘the best of’. Bin voui… c’est la mode : en décembre on nous gonfle avec la 786ème rediffusion de la trilogie de Pagnol, la radio nous passe en boucle ‘Petit papa Noël’ de Tino Rossi et on rediffuse les épisodes anciens de vos séries télévisées. Etant l’auteur de 284 articles publiés sur ce blog, je pense que mes nouveaux lecteurs n’ont pas eu la patience de tout lire, c’est normal, et c’est la justification de ‘the best of’.  Mes affectueuses excuses à celles et ceux qui ont passé des jours et des nuits à supporter ma logorrhée en version intégrale. Première exhumation de ma prose demain, pour célébrer un anniversaire que mes amis français ne vont pas manquer de nous ressasser dans les étranges lucarnes…

J’ai une version que très peu de gens connaissent et vous allez  être étonnés. Un indice : on parlera d’un certain François Mitterrand… vous vous souvenez de ce personnage qui avait pris le pouvoir il y a 40 ans demain, non?

Donc, à demain, mañana… ou un autre jour. 

Le dernier ‘Devoir de vacances’ N°18 L’Alsace

J’aime l’Alsace et les Alsaciens!

Cette déclaration va en étonner plus d’un…

Je voulais faire le malin avec l’écriture inclusive, mais mon correcteur m’a renvoyé à mes études: il n’a pas accepté «plus d’un-d’une», me suggérant: «plus d’une dune»! 

Pourtant amateur de choucroute, je n’aime pas, mais pas du tout la recette alsacienne, pas assez lavée, beaucoup trop cuite, trop de réduction de bière ou de Gewurtz, trop grasse, trop chargée de cochonnaille. En revanche j’aime écouter leur langue, même si je n’en comprends qu’une petite partie.

Qu’est-ce que l’alsacien? Je vous l’accorde: c’est plus un ersatz d’allemand, parfumé de mots français, qu’une vraie langue. Ecoutez ce lien:

 Je vous entends déjà vous insurger contre mes goûts linguistiques. Vous avez le droit, mais je persiste dans mon affirmation: J’aime les Alsaciens, l’Alsace… et leur langue! Ils ont du caractère, leur idiome aussi (!) et leur région est très belle. Elle fut malheureusement l’objet d’un éternel match de ping pong agressif et revanchard entre l’Allemagne et la France.

Mettons les choses au clair: l’Alsace n’est pas que la choucroute, le baeckeoffe,  la flammekueche, le kougelhopf et le pain d’épice. L’Alsace n’est pas non plus que le Gewurtztraminer, le Sylvaner, le Riesling et le Pinot gris, ni l’eau de vie de framboise ni la quetsche. Mais c’est la patrie d’adoption du ‘Patron’, connu aussi à Molsheim sous le nom d’Ettore Bugatti. Les vrais alsaciens ont un langage original et coloré comme leurs maisons à colombages, mais leur idiome (n’allez pas les vexer en parlant d’un dialecte!) qui est le produit d’un mélange de cultures, me chatouille agréablement les oreilles. Je vous choque?

J’ai étudié l’allemand pendant 7 années à l’école et lors de mon apprentissage, puis j’ai suivi 2 ans de cours du soir en ‘schwytzerdütsch’. J’ajoute que la famille de ma femme est du Rheinland Westfalia. Autant d’affinités germaniques pour avoir l’oreille réceptive à l’alsacien. Il ne me reste plus qu’à le comprendre réellement… une autre paire de manches! 

Il y a quelques années, en péniche sur le Canal de la Marne au Rhin, entre Strasbourg et Saverne, avec le passage du fameux plan incliné d’Arzviller,

nous avions fait escale à Souffelweyersheim, un village sympa dont les amis français qui naviguaient avec nous étaient incapables de prononcer le nom. Avec ma femme, sur le quai, à haute voix, nous avions tenté de leur apprendre à le dire correctement. Notre récompense? Non, non, nos amis n’ont jamais réussi à le déclamer… mais un couple d’autochtones qui passait nous avait félicités pour la justesse de notre prononciation!

Pour terminer, je vous sers un ancien ‘witz’ (voir ce nom!) qui résume les «rapports fraternels» entre Français et Allemands au sujet de l’Alsace, au cours des 200 dernières années:

Une famille française, les Delagarde, vivait paisiblement en Alsace. En 1871, suite à un traité de paix douteux, la région passa sous domination allemande. Les nouveaux maîtres, aimant les formes traduites, changèrent le nom des Delagarde en Von der Wache. En 1919, les Français reprirent l’Alsace, mais au rebours des teutons, la pauvreté linguistique française donna une interprétation phonétique et la famille Von der Wache (Le ‘ch’ allemand se prononce ‘rr’ à la manière de la jota espagnole. Olé!) ne récupéra pas son patronyme Delagarde, mais devint De la Vache. En 1940, rebelote: trois à deux dans le match Allemagne-France, et la famille De la Vache s’appela (appréciez la traduction!) Von der Kuh. Conséquence du retour à la France, en 1945, avec l’interprétation phonétique simpliste de ce côté du Rhin, les Von der Kuh devinrent, eh oui!… Du cul!

J’ai failli signer «Ein Schweitzer», en mémoire à Albert, le plus fameux alsacien, natif de Kaysersberg… mais il n’est pas encore Minuit… Docteur Schweitzer! Ende der Gechischte!

PS. Un ami me fait remarquer qu’Alsace et Ardennes font partie de la même région, au grand dam des alsaciens qui revendiquent haut et fort leur indépendance, un mot dont ils connaissant bien le sens, pour l’avoir perdue tant de fois...

Devoirs de vacances N° 4 Laissez-moi décider !

Oui… vous avez bien lu:

Je revendique le droit à la maîtrise de mon destin!

  • Avertissement ! Ce texte peut choquer. J’assume. Si vous avez des principes religieux rigides, merci de ne pas continuer cette lecture. Nous resterons amis pour d’autres sujets… moins essentiels et plus marrants. Merci de votre passage sur ce blog!

Tiens ! Vous êtes nombreux à rester… alors, aux faits :

Je ne suis pas souvent en phase avec la gauche mais j’admets qu’ils font parfois avancer le ‘schmilblick’, surtout sur la gestion libre de notre vie. Par exemple en Espagne, mon pays d’adoption depuis plus de 25 ans, le gouvernement socialiste a pris une décision courageuse, n’en déplaise aux ‘calotins’, encore bien influente ici. Voici un résumé lu dans la presse :

L’Espagne va devenir le sixième pays au monde à autoriser l’euthanasie Malgré l’opposition de l’Eglise catholique et de la droite, les députés espagnols ont approuvé le projet de loi reconnaissant le droit à l’euthanasieAprès les Pays-Bas, la Belgique, le Luxembourg, le Canada et la Nouvelle-Zélande, l’Espagne s’apprête à devenir le sixième pays au monde à permettre, sous strictes conditions, à des personnes en situation de très grande souffrance de recourir à l’euthanasie. La chambre des députés espagnole a voté le projet de loi gouvernemental, qui a été adopté à une large majorité par 198 votes pour, 138 contre et deux abstentions. Son entrée en vigueur est prévue avant le printemps 2021.

On ne parle pas de la Suisse,  pourtant pionnière, avec une variante, revenant finalement au même, l’assistance légale  au suicide, la nuance étant qu’elle implique le geste personnel physique du candidat à l’abréviation de ses souffrances. J’en parle très ouvertement, non seulement parce que convaincu de la pertinence de respecter les décisions de chacun mais aussi, l’ayant vécu de près, quand la mère de ma femme a choisi Exit, cette assistance helvétique au suicide, pour « passer à une vie meilleure ».

Ici en Espagne, les réactions n’ont pas traîné, même parfois ironiquement chez les dessinateurs de presse, comme José Maria Nieto, celui qui met en scène de sympathiques rats anthropomorphes  :

Le rat-médecin : « En vertu des circonstances, je vais présenter une requête d’euthanasie »

Le rat-patient : «Oh ! Docteur, ne vous précipitez pas… moi je vous trouve encore bien ! Et avec de bons soins palliatifs vous irez encore mieux ! »

La grande faucheuse : « C’est vrai que vous n’avez pas l’air si mal. Calmez-vous docteur !»

Oui, je sais, c’est du second degré, mais je suis certain que Pierre Desproges aurait souri. Moi aussi, du reste !

Terminons par une pensée hautement philosophique: (Ne cherchez pas dans le ‘Dictionnaire des Citations’… j’en suis l’auteur!)

Tout est trop cher ! Je n’ai vraiment plus les moyens de vivre… Et comme l’assistance au suicide n’est pas gratuite, je n’ai pas non plus les moyens de mourir ! Que vais-je devenir ? Un mort vivant ? Un mec plus mort que vif ? Ou tout simplement, ce qui me convient parfaitement, un immortel conjoncturel…

Mort de peur, Mort de froid, Mort de faim, Mort de soif (l’horreur!), Mort d’amour (c’est mieux!), Ivre mort, Mort de rire!  Pourtant bon vivant… je vous en souhaite autant

Ce texte est extrait d’un article publié sur mon blog le 27 février 2018, intitulé Et je vous en pose des questions ? Voici le lien :

https://wordpress.com/post/akimismo.wordpress.com/3298

Du fait que WordPress désactive la case des commentaires après quelques temps, si vous aviez un commentaire à ajouter, oui je crois aux miracles (!), vous pouvez utiliser la rubrique « Contacts » en tête de l’article. C’est confidentiel, ne vous gênez pas !

Devoirs de vacances (1) Smart Phone

Séjour sympa au bord de la Méditerranée, avec notre camping-car. Le I-Mac 21 ne cadrant pas avec les dimensions modestes de notre maison à roulettes, je me suis remis au Mac Book portable de plus de 11 ans d’âge, profitant de faire l’inventaire de son contenu. J’ai  retrouvé un texte, paru en 2015. Son auteur, Andrés Cardenas, un écrivain andalou connaît bien les mentalités humaines et a de l’humour. Je vous en traduis quelques passages, précisant que je partage totalement ses arguments, ceci expliquant cela!

Cardenas se retrouve chaque année avec des camarades d’études, tous dans la soixantaine. Des réunions amicales d’échanges d’idées et de souvenirs, qui sont bien sûr prétexte à quelques agapes…

Or Rencho, l’amphitryon de la dernière réunion, a lancé une procédure inspirée des pratiques du Far West, où le shérif confisquait les armes des visiteurs dangereux à leur entrée dans le village : au début de la rencontre amicale des anciens étudiants il a demandé à chacun de déposer son téléphone dans un grand sac en plastique, jusqu’à la fin de la rencontre. Rencho ne possède pas de téléphone mobile… suivez mon regard eh eh! mais il s’était rendu compte que les participants passaient une grande partie de leur temps à pianoter, consulter, écouter, surfer, e-mailer et «whatsapper». Il a aussi fait la constatation que les retrouvailles perdaient de leur chaleur, de leur intérêt, de leur âme et que la joie et les gags disparaissaient de plus en plus. En présentant son sac collecteur de mobiles il tînt ce discours : J’en ai marre de votre comportement puéril, tout juste digne d’adolescents sans éducation. Si vous continuez à préférer vos écrans à nos conversations alors je me casse ! Rencho est ingénieur en physique, grand connaisseur scientifique et parfaitement en phase avec la technologie actuelle de communication mais… il est horrifié de constater que nous ayons poussé la fréquence de ladite communication à un niveau tel, que nous sommes devenus des acros obsédés, des zombies connectés permanents. Il pense même que beaucoup de gens maintiennent une relation plus étroite avec leurs réseaux sociaux qu’avec leur conjoint ! Beaucoup vont même jusqu’à accorder plus d’attention à leur écran qu’à leurs amis quand ils mangent ensemble. Il a encore rappelé qu’Einstein, longtemps avant l’invention du téléphone mobile, avait prédit que la technologie allait dépasser notre humanité, faisant de nous tous une génération de parfaits idiots crétinisés ! Rencho conclut son coup de gueule en disant que cette occurrence était arrivée, en voulant pour preuve les tronches d’imbéciles niais qu’ont les gens obnubilés par la consultation de leurs messages.

Laissons à Andrés Cardenas les mots de conclusion : «Les paroles de Rencho nous auront amené un peu réflexion et de raison. C’est vrai qu’on ne peut pas continuer à tenir des réunions avec des amis en étant de manière permanente obnubilés par nos ‘smart phone’. Nous avons donc décidé à l’unanimité de déconnecter nos mobiles dès le prochain partage d’une ‘paella’ au lapin ou de tout autre mets du terroir.

On dit que les experts en protocole discutent sérieusement de prévoir une place sur la table pour le téléphone portable. On lui réserverait un site marqué sur la nappe, à la droite du pain et à gauche de la fourchette !

Pour nous c’est clair, nous oublierons notre « appendice mobile » pour nos réunions amicales, sinon nous devrions accepter que Rencho sévisse en soulignant notre stupidité avec son sac plastique»

Voilà… c’est tout, mais à titre personnel j’ajoute que vous avez droit à un sursaut de bon sens dans vos relations sociales, ce qui n’a jamais tué et ne tuera jamais personne! Et s’il se trouvait parmi mes lectrices et lecteurs UN SEUL non concerné, qu’il accepte mes affectueuses excuses!

Au fait… aux fêtes… que faites… vous ?

Par agnosticisme, agoraphobie, non alignement sur la mentalité ‘panurgienne’ et refus de tous les dogmes, il y a plus de 60 ans que j’ignore la grotesque farce commerciale que sont les fêtes de décembre. Pourtant rassurez-vous, je ne me prive pas de célébrations tout au long de l’année, mais en décembre je revendique le droit de ne pas faire partie du troupeau !

Cette manière de vivre différemment m’a valu, chaque fin d’année, des sarcasmes mais aussi de la compassion (sincère ?… sais pas !) et des remarques du genre : 

« Mon pauvre ami… tu vas passer Noël tout seul !»

L’an 2020, en revanche, me comble et me conforte dans ma manière d’échapper à ces conneries d’obligations festives organisées, excessives et coûteuses. Grâce au fameux virus à la mode, ceux que je côtoie ces jours manifestent une jalouse empathie pour moi :

« Quelle chance tu as de passer Noël tout seul ! »

 Je ne demande à personne de partager mes convictions et mes états d’esprit mais je tiens tout de même à souhaiter à mes fidèles lectrices et lecteurs une prochaine année meilleure que celle que nous quittons. Ce ne devrait pas être difficile…

Rendez-vous en 2021. Hasta luego !