Fumée et virus

Dans ma vie, j’ai fumé pendant quelques années… mais que du tabac, soyons clairs, ce qui n’a que peu affecté la santé de mes neurones!

Chacun a le droit de fumer… à condition de respecter les restrictions et les interdits en public,  pour le respect des autres. Comme tous les anciens fumeurs, je suis devenu un ayatollah envers ceux qui prennent mes narines pour l’entrée d’un four crématoire. Désolé, mais je ne suis pas le seul!

Vous comprendrez qu’en ces temps perturbés par cette merde de covid, j’observe le comportement des gens que je côtoie et que je croise. Je porte systématiquement un masque FFP2 et suis intransigeant avec les distances. Par exemple, comme je n’ai pas de QR code pour entrer dans les estaminets et que j’ai la chance de vivre dans le climat tempéré du Sud, je vais parfois consommer quelques élixirs sur les terrasses. 

Ici, en Andalousie, nous sommes plus près de l’Afrique que de l’Espagne et il faut bien accepter une certaine manière décontractée de vivre, pas toujours respectueuse des lois, des règlements, des consignes… et du politiquement correct! 

Par exemple, malgré des panneaux d’origine gouvernementale qui interdisent de fumer sur les terrasses si des gens se trouvent à moins de 3 mètres, vous êtes souvent enfumés par ceux qui n’ont pas le coup d’oeil américain pour apprécier les distances et surtout, qui s’en foutent royalement!  Je choisis donc toujours, si c’est possible, la table la plus éloignée des fumeurs. Si ce n’est pas possible, je change d’établissement ou… je rentre chez moi!

Passer un moment sur une terrasse permet de se faire une idée de la trajectoire de la fumée. Alors c’est clair que 3 mètres n’est pas suffisant, et j’ai déterminé que les volutes produite par l’herbe à Nicot pouvaient flotter dans l’atmosphère sur au moins 4 à 5 mètres…

Tu parles!

J’étais loin du compte et voici un article trouvé ce matin dans la presse française. C’est éloquent mais vous vous ferez votre propre idée!

Une étude espagnole montre que le coronavirus pourrait être propagé dans un rayon de 8 mètres via la fumée de cigarette traditionnelle ou électronique.

Les terrasses de cafés et de restaurants, hauts lieux de contamination au Covid-19 ? C’est en tout cas ce que suggèrent les résultats d’une étude de la Société espagnole de pneumologie et de chirurgie thoracique (Separ). Les chercheurs estiment que les fumeurs et ‘vapoteurs’ positifs au Covid pourraient propager le virus dans un rayon de 8 mètres.

Le coronavirus, dont la taille est de 100 µm, peut être transporté par des des postillons de moins de 100 µm. Plus petits, ils peuvent rester en suspension et flotter dans l’air pendant plusieurs heures. L’organisme espagnol dont L’Indépendant se fait l’écho, ajoute que la propagation du virus SARS-CoV-2 est favorisée essentiellement par les aérosols émis lors de la respiration, c’est le moyen de transmission plus important que par voie manuportée ».

J’ajoute à titre personnel, qu’en vertu du Principe d’Archimède, qui fait monter les ballons à air chaud, l’ajout de chaleur de la fumée à l’expiration des aérosols de votre haleine, situe les fumeurs tout en haut de la liste des possibles transmetteurs du virus. 

A bon entendeur… c’est tout!

On connaissait la Panavision… voici la Monovision ? (Chapitre 26)

Depuis plusieurs mois, je partage avec vous les vicissitudes de ma vie avec un seul œil valide, utilisant l’expression la plus courante pour me situer : borgne ! Mais un individu à vision monoculaire qui, par complexe ou pudeur, refuserait le mot borgne, peut se faire appeler monophtalme vrai, amblyope unilatéral ou même monophtalme fonctionnel.

Sans oublier les nystagmus ou le syndrome du monophtalme congénital !

On a le choix… d’où ma décision de changer le titre de mon manuscrit, qui est devenu, de manière plus ‘vendable’

Ma vie en monovision !

Je répète à mes fidèles lectrices et anciens lecteurs que ce manuscrit est susceptible de contenir des histoires que vous avez peut-être déjà lues autre part : il y a longtemps sur les réseaux sociaux, ici même sur mon blog ou dans d’autres publications. Merci de votre indulgence, qui me permettra de souhaiter la bienvenue à mes nouvelles amies et nouveaux amis !

 Alors que mon récit avait encore vocation à être édité, j’avais pensé à un titre du genre

Le cyclope qui pensait avoir deux yeux et qui a réussi sa vie avec un seul !

C’était un ‘clin d’oeil’, c’est le cas de le dire, à Arto Paasilinna, le truculent écrivain finlandais !

Mais, au fait, un cyclope… c’est quoi ?

Le Cyclope

Tableau de Odilon Redon (entre 1898 et 1900 -1914)

J’ai fait quelques recherches, alors attention, cramponnez-vous, c’est du lourd…

Les cyclopes sont des créatures fantastiques de la mythologie grecque, des monstres géants n’ayant qu’un œil au milieu du front, sortis de l’imagination populaire qu’on peut expliquer par une réalité d’alors : la naissance de bébés souffrant d’holoproencéphalie, une malformation congénitale du cerveau et de la face, provenant d’une séparation incomplète des deux hémisphères et parfois des deux yeux. On parle alors de cyclopie. Lire ce genre d’information me rend heureux de n’être « que » borgne !

De plus, il paraît que les Cyclopes de l´Odyssée étaient des rustres asociaux et impies, une autre bonne raison de supporter mon infirmité avec le sourire !

Laissons la mythologie et revenons à la borgnitude, avec des citations n’émanant pas de n’importe qui :

À l’encoignure, une sorte de café borgne s’ouvrait, le soir, aux gens du peuple et aux matelots. Guy de Maupassant (1850-1893)

Il y avait encore, dans la même hôtellerie, une servante asturienne, large de face, plate du chignon, camuse du nez, borgne d’un œil et peu saine de l’autre. Miguel de Cervantès Saavedra (1547-1616), traduction Louis Viardot (1800-1883). Note personnelle : Vous avez bien lu : Miguel de Cervantès… qui n’est autre que l’auteur de Don Quijote. Je vous l’avais dit : Pas n’importe qui !

Heureusement c’était un café borgne, où je ne devais rencontrer aucune personne de mon rang. George Sand (1804-1876) A peine prétentieuse la Baronne Dupin de Dudevant, la ‘cops’ à Chopin !

Rue au beurre, au fond d’un cabaret borgne, où clignotait une chandelle, elle n’aperçut que deux turcos ivres, avec une fille. Émile Zola (1840-1902) Oui, l’auteur de ‘J’accuse’ lui-même !

Et quelques définitions du Dictionnaire universel d’Antoine Furetière (1690 !)

Borgne, se dit figurément d’un lieu obscur & mal éclairé. Un cabaret borgne, c’est un méchant cabaret. Une maison borgne, est celle dont on a bouché les « veuës ».

On dit aussi, un compte borgne, pour dire, opposé à rond. On m’offre 295 L.&10 s. de cette dette, c’est un compte borgne, j’en veux cent « escus », c’est un compte rond.

Voilà bien visé pour un borgne, pour se ‘mocquer’ des tireurs maladroits, parce que, selon les ‘médecins’, on voit mieux, plus droit & plus loin d’un ‘oeuil’, que quand on se sert des deux, ensemble.

C’est vrai que la visée se fait avec un œil fermé. Dans un prochain chapitre je vous parlerai du tir, ce sport-hobby dans lequel je n’étais pas mauvais. Pour une fois qu’un borgne serait avantagé...

Interlude N° 5 (N°1/2022) : Balthazar et compagnie ! 

Interlude, du latin inter pour intervalle et ludus pour jeu.

Donc, voulez-vous jouer avec moi en attendant la suite de Ma vie en monovision ?

Commençons par l’essentiel : Avez-vous passé les  

« fêtes mémorables » dont vous rêviez ? Pas d’effets secondaires ? Pas encore ?

Je m’en réjouis !

Ici, en Andalousie profonde, Noël n’est pas la célébration principale du changement d’année. Du reste, il y a quelques décennies on n’en parlait à peine, juste une petite messe à l’église du village, une aspergée d’eau bénite, un bon coup de vin sacré, une hostie et le tour était joué. Mais le système s’est chargé d’entraîner toute l’Espagne dans le stupide tourbillon ‘consumivore’ mondial, et tout le monde sait maintenant ce que sont les cadeaux de Noël, le réveillon de Noël, la bûche de Noël, le sapin de Noël, la gueule de bois de Noël et… le Père Noël, tu parles d’un progrès, même qu’on ignore toujours si son traîneau est attelé à des rennes finlandais ou des dromadaires palestiniens qu’il aurait revendu très cher aux Rois Mages.

Le système a sournoisement fait exploser les dépenses des ménages pour le 25 décembre mais, en Espagne la fête principale reste Les Rois, le 6 janvier. Ici, Balthazar, Melchior et Gaspard sont plus populaires que Papa Noël, bonne occasion aussi de faire quelques excès supplémentaires, que je souligne avec un petit clin d’oeil (en anglais aïe ma tête !) pour soigner les névralgies propres à la resaca !

A votre santé, et à celle d’un de mes potes, Michel, né un 6 janvier, il y a tellement longtemps que je ne me souviens même plus de son âge…

Avec mes affectueuses excuses pour les ‘linguistes’ qui pensent que Shakespeare est un joueur de foot du Paris Saint Germain, ou croient que Barack Obama est un basketteur des Harlem Globetrotters… voici un clin d’œil à ma rubrique ‘L’espagnol facile, avec le sourire’. La traduction des phylactères est mon cadeau pour les Rois :

Il est scientifiquement démontré que le masque évite l’amende pour ceux qui ne le portent pas…

Donc, il est efficace !

Une autre, une autre… Bon d’accord!

Tout indique que nous traversons le pire moment d’une grande crise

Tu le dis pour la détérioration progressive de l’état de bien-être et l’inexorable et graduelle dégradation des droits des travailleurs et des classes les plus défavorisées ?

Non… c’est que mon équipe de football a encore perdu !

Reste-t-il une petite place ?

Oui, une petite place pour mon coup de gueule annuel… mais rassurez-vous, ce sera le dernier de 2021 !

Jusqu’à fin décembre, j’avais encore des histoires à vous raconter, mais je vous connais, vous n’aurez pas le temps de les lire car vous devrez répondre à toutes sortes d’invitations, obligations et contraintes, vous serez très occupés avec les cadeaux et devrez faire la queue dans les grandes surfaces. Sans compter subir quelques grèves des transports et autres…

Il faudra aussi décorer le sapin, envoyer des vœux et y répondre !  Bon, je sais que votre ‘smart machin’, avec une « application » de derrière les fagots, fera le travail pour vous, et c’est une situation géniale où il se pourrait qu’une machine réponde aux vœux reçus d’une autre machine !

Pour respecter vos activités bourdonnantes, je diffère à l’an prochain la publication de mes écrits. J’espère que l’attente sera supportable (!) pour lire la suite d’Une vie de borgne qui, en 2022, s’intitulera Ma vie en ‘monovision’.

Éviter les excès de décembre, par exemple en me couchant à 22 heures les 24 et 31 décembre, me permettra d’attaquer cette prochaine année en pleine forme, échappant à ce qu’en Andalousie on nomme « la cuesta de enero », soit le raidillon de janvier, allusion cycliste aux difficultés rencontrées par les ‘festoyeurs’ boulimiques, les soiffards invétérés, les trop généreux, les doux rêveurs, ceux qui n’osent pas dire non et les victimes de la publicité, pour équilibrer leur budget. Moi ça va… depuis plus de 60 ans, je suis à l’aise financièrement en janvier !

Pour terminer, je republie une ancienne anecdote sur les excès « nativi-nouvelanesques », qui sera ma conclusion à cette année « covido-merditesque !»

Chapon, foie gras et grands crus

Un couple était venu « passer les fêtes » chez nous, en Andalousie. Nous leur avions dit qu’ils étaient les bienvenus mais que de fiestas sur commande : nada de nada, et ils ont pensé que notre réticence aux célébrations était due à la précarité de notre situation financière. Les sots !

Ils ont donc apporté une vingtaine de bouteilles de grands crus (ce n’était pas pour nous déplaire !), un chapon provenant d’un négoce réputé de Bourg-en-Bresse et un kilo (oui un kilo) de foie gras de chez… Fauchon !

Le chapon était ‘comestible’ sans plus et vous attendez que je vous parle du foie gras de chez Fauchon ? A vos risques et périls ! Mise en situation :

Vous êtes végétarien et on vous sert un pavé de boeuf…

Vous êtes juif ou musulman et on vous sert du porc…·

Vous êtes actifs à la SPA et on vous sert du foie gras…

Vous avez compris !

On ouvre la boîte, qui a dû coûter l’équivalent de notre budget alimentaire pour deux mois. On goûte. Nos visites salivent et frôlent l’orgasme. A part les considérations liées à la cause animale, je n’aime ni la consistance ni le goût du foie gras. Je trouve ça simplement doucereux et écoeurant !

Les prévisions météo annonçant de la neige sur toutes les routes en direction du Nord ils abrègent leur séjour et partent en nous laissant au moins 15 bouteilles de Bourgogne, le reste du chapon et… la boîte de foie gras à peine entamée ! Les bouteilles je ne vous dis pas, mais le chapon je vous le dis ? Nous en avons fait cadeau à des voisins très modestes qui l’ont trouvé bon… mais un peu gras. J’ai gardé le foie gras pour la bonne bouche, si vous me passez la métaphore. Nous l’avons donnée au sympathique berger allemand de notre voisin Miguel. Et ça n’a fait qu’une sifflée :

Slap Slap Slurp Slurp Blup et Burps! Quelques centaines d’euros liquidés en 14 secondes et 8 dixièmes.

Amis des animaux je vous rassure : Le chien n’a pas souffert d’effets secondaires, suite à cet excès, inhabituel pour lui !

Avant que le tourbillon de la dernière semaine ne vous happe, vous satellise et vous propulse en orbite, acceptez, amies lectrices, amis lecteurs, qu’avec ma femme Cornelia et notre chien Nico, nous vous souhaitions une gaillarde entrée en 2022 !

Craignant de me prendre les pieds dans les fils électriques du sapin, et de recevoir une boule sur le coin du museau, je me mets à l’abri et je tire la prise jusqu’en janvier.

Hasta dos mil veintidós. Adios, Ciao, Tschüß, au revoir, and see you soon!

9.12.1941 – 9.12.2021 … 10.12.21 The day after…

La resaca… dit-on en espagnol pour la gueule de bois. Bah non! De resaca, que nenni, ni nada! Je laisse ce douloureux retour à la réalité post éthylique aux jeunes galapiats, catégorie dont je me suis affranchi hier pour mes quatre fois vingt ans.

Pas de gueule de bois, que de bons arrière-goûts au palais :  Une ou deux coupes de ‘cava’, vous savez ce vin espagnol ‘champagnisé’ (Chut pas le droit de dire champagnisé !), élaboré selon la ‘méthode traditionnelle’ (Chut pas le droit !), un grand cru de Bordeaux (tiens, ça on a le droit de dire !), une fondue vigneronne aux trois viandes (et merde pour les véganes), une glace parfumée au rhum de Motril, avec un (il faut raison savoir garder !) petit digestif, le tout ‘avec modération’. Sans oublier la chance d’avoir partagé cette journée avec ma femme Cornelia !

Je vous souhaite à toutes et tous de vivre cette gratifiante expérience d’arriver enfin à l’âge dit adulte… en aussi bon état que votre serviteur.

Merci à ceux qui se sont manifestés sur ce blog ou en messages privés (ils se reconnaitront !). Je vous promets de participer à la célébration de vos quatre fois 20 ans… dussé-je attendre quelques décennies (Salut Mélie !)

Que restera-t-il de cette journée du 9 décembre ? Comme pour Pearl Harbour, autre catastrophe dont c’était les 4 fois 20 ans deux jours avant moi, en parlera-t-on encore dans un siècle ?

Le virus nous sépare mais l’amitié est inséparable. Cette photo avec un chapeau ramené d’Alaska, me rapproche d’un pote bloqué chez lui. Salut Michel!

Nouvelles du 9.12 en vrac :

Ces cons de Gogol me demandent, ce matin même, de confirmer que j’ai plus de 18 ans. Authentique. Ils l’ont échappé belle, car je n’ai pas trouvé où cliquer pour les traiter d’abrutis.

J’ai lu, toujours ce 9 décembre, qu’un pilote de 67 ans, avec 998 heures de vol, s’est tué aux commandes de son planeur. Il espérait arrondir son curriculum à 1000 heures. L’Office de l’air a retrouvé son téléphone portable… il filmait le paysage et n’a donc pas vu la barre de rocher contre laquelle il s’est écrabouillé. Je n’ose pas ajouter : Plus con que ça tu meures !

Huitante ou quatre-vingt ? Vous jugerez mais voici le petit mot reçu de Cornelia, qui accompagnait mon cadeau

J’avoue être l’auteur du ‘caviardage’ final. Vous n’êtes pas sensés
savoir quel est le mot doux qui nous uni. Na!

« Tu vois, Nico, je viens de recevoir la collection complète de Tintin. Ce sont les histoires du chien Milou »!

Mais là encore, c’est comme pour le Champagne, ‘chut’ car Tintin ce n’est que de 7 à 77 ans!

Bon… je note la date du 9 décembre 2031 dans mon agenda pour reprendre cette conversation. Hasta luego amigas y amigos !