Ma vie en monovision (Chapitre 27) Et la voiture autonome ?

Celles et ceux qui ont suivi mes récentes publications sur les voitures des années 50-60 connaissant ma passion pour les vraies voitures, d’où le titre de mon second blog : Au temps des automobilistes ! C’est vrai que j’ai aimé la ‘bagnole’ et que j’étais incollable pour reconnaître chaque modèle de chaque marque, jusqu’au moment où les machines modernes sont devenues tellement semblables qu’on les croirait clonées. De plus, ce ne sont plus que des objets à rouler, à se déplacer, à transporter, à se connecter, réduisant les conducteurs à la portion congrue d’opérateurs de conduite. Tout le monde ne participe pas aux 24 Heures du Mans, tout le monde tient à garder son permis, donc on ne pilote plus sur les routes, ce qui est bien pour la sécurité des autres mais a enlevé tout le plaisir de conduire.

Mon ancienne passion s’est alors transformée en réflexions sur la voiture particulière, son avenir… même sa survie, ce qui nous emmène inévitablement à parler de la voiture autonome. Le sujet est vaste, plein de controverses et de propos enflammés pour ou contre. Qu’on le veuille ou non, nous ne pourrons pas toujours ‘botter en touche’ pour éluder le sujet. La voiture autonome est un thème sur lequel travaillent tous les bureaux d’étude des constructeurs. On aime, on n’aime pas, mais nous serons forcément confrontés à ce sujet. Alors pourquoi ne pas réfléchir à ce qui nous attend ?

Laissons les essais se faire, et pas seulement pendant quelques semaines, comme ce fut le cas pour un fameux vaccin (!) mais pendant des années, en respectant un point essentiel : tous les trajets sur routes publiques doivent être faits sous le contrôle d’un humain hautement qualifié, capable de reprendre les commandes au moindre incident. On parle de chauffeur passif !

L’histoire qui va suivre est malheureusement démoralisante… Chacun se fera son idée.

Une femme a été renversée mortellement en Arizona par une voiture autonome en cours d’essais. Faut-il tout remettre en question?  

Moi je dis non!  

Qu’on accepte ou pas l’idée de la voiture autonome, il faudra bien envisager un changement radical des transports routiers individuels. Et il reste du boulot !

Répétons que les essais dans le trafic doivent être réalisés sous contrôle humain

Nous savons que la piétonne poussant son vélo, tuée en traversant une autoroute à quatre voies, avait un très lourd passé délictueux et carcéral. Connue comme droguée, elle était pressée de rejoindre un camp de sans-abris tout plein de bons ‘remontants’, n’hésitant pas à prendre le chemin le plus court, même de traverser une ‘highway’ à pied, de nuit pour atteindre le ‘nirvana’. Quant à la conductrice passive (très passive dirais-je) de la voiture autonome , elle avait obtenu le job à sa sortie de 5 ans de prison pour vol à main armée (oui, vous avez bien lu !) mais les autorités de l’Arizona aident ces ‘braves gens’ à se réinsérer.

La « conductrice passive » en plein boulot !

Restez encore un peu, ce n’est pas fini ! L’enquête a été très minutieuse, les ‘boîtes noires’ de la voiture analysées, les vidéos vues et revues. Rafaela Vásquez, c’est le nom de cette ‘responsable de la sécurité’, a utilisé son téléphone alors qu’elle avait l’obligation de maintenir en permanence ses deux mains sur le volant. Comme on la voit regarder de manière prolongée le tableau de bord, les enquêteurs ont demandé aux compagnies Netflix, Hulu et You Tube de leur fournir l’historique de la conductrice.

On sait maintenant qu’elle regardait The Voice sur son ‘smart’ ! Alors, les opposants aux essais de voitures autonomes, vous avez d’autres questions ?

Au fait, pourquoi vous ai-je importuné avec une affaire qui n’a rien à voir avec ma vie de borgne ? Juste pour rappeler que les monoculaires sont bien obligés d’être plus attentifs au volant, vigilants et concentrés, en tout cas bien plus que l’irresponsable de ce drame.

Dans une autre vie, je serai conducteur passif ou, pourquoi pas, responsable des essais de voitures autonomes !

9.12.1941 – 9.12.2021 … 10.12.21 The day after…

La resaca… dit-on en espagnol pour la gueule de bois. Bah non! De resaca, que nenni, ni nada! Je laisse ce douloureux retour à la réalité post éthylique aux jeunes galapiats, catégorie dont je me suis affranchi hier pour mes quatre fois vingt ans.

Pas de gueule de bois, que de bons arrière-goûts au palais :  Une ou deux coupes de ‘cava’, vous savez ce vin espagnol ‘champagnisé’ (Chut pas le droit de dire champagnisé !), élaboré selon la ‘méthode traditionnelle’ (Chut pas le droit !), un grand cru de Bordeaux (tiens, ça on a le droit de dire !), une fondue vigneronne aux trois viandes (et merde pour les véganes), une glace parfumée au rhum de Motril, avec un (il faut raison savoir garder !) petit digestif, le tout ‘avec modération’. Sans oublier la chance d’avoir partagé cette journée avec ma femme Cornelia !

Je vous souhaite à toutes et tous de vivre cette gratifiante expérience d’arriver enfin à l’âge dit adulte… en aussi bon état que votre serviteur.

Merci à ceux qui se sont manifestés sur ce blog ou en messages privés (ils se reconnaitront !). Je vous promets de participer à la célébration de vos quatre fois 20 ans… dussé-je attendre quelques décennies (Salut Mélie !)

Que restera-t-il de cette journée du 9 décembre ? Comme pour Pearl Harbour, autre catastrophe dont c’était les 4 fois 20 ans deux jours avant moi, en parlera-t-on encore dans un siècle ?

Le virus nous sépare mais l’amitié est inséparable. Cette photo avec un chapeau ramené d’Alaska, me rapproche d’un pote bloqué chez lui. Salut Michel!

Nouvelles du 9.12 en vrac :

Ces cons de Gogol me demandent, ce matin même, de confirmer que j’ai plus de 18 ans. Authentique. Ils l’ont échappé belle, car je n’ai pas trouvé où cliquer pour les traiter d’abrutis.

J’ai lu, toujours ce 9 décembre, qu’un pilote de 67 ans, avec 998 heures de vol, s’est tué aux commandes de son planeur. Il espérait arrondir son curriculum à 1000 heures. L’Office de l’air a retrouvé son téléphone portable… il filmait le paysage et n’a donc pas vu la barre de rocher contre laquelle il s’est écrabouillé. Je n’ose pas ajouter : Plus con que ça tu meures !

Huitante ou quatre-vingt ? Vous jugerez mais voici le petit mot reçu de Cornelia, qui accompagnait mon cadeau

J’avoue être l’auteur du ‘caviardage’ final. Vous n’êtes pas sensés
savoir quel est le mot doux qui nous uni. Na!

« Tu vois, Nico, je viens de recevoir la collection complète de Tintin. Ce sont les histoires du chien Milou »!

Mais là encore, c’est comme pour le Champagne, ‘chut’ car Tintin ce n’est que de 7 à 77 ans!

Bon… je note la date du 9 décembre 2031 dans mon agenda pour reprendre cette conversation. Hasta luego amigas y amigos !

Devoirs de vacances N° 16 Arto Paasilinna

Groseilles à maquereaux, serfouettes et grouillots

La langue française survivra-t-elle aux coups bas des texto, chat et whatsapp? Sortira-t-elle indemne de la guerre contre les «Téou tu fé kwa», les «a12c4» (A un de ces 4 pour les dinosaures déconnectés!) et les «LOL» ? La langue de Molière reprendra-t-elle du terrain à l’idiome de Shakespeare, perfide vecteur des «impeachment», «workshop» et autres «postponer» à la mode?

Ce n’est malheureusement pas encore gagné, si j’en crois les expressions ‘djeun’ utilisées sur les réseaux pour dire ‘oui:  ouer, ué, uè, vi, mui, moui, wé, woué, yep, ouep, ouè, oué, oé, oè, ui, wé, uep, vui, voui, yup.  Oui!… vous comprenez? Je vous aide: c’est une autre manière de dire Yes!

Restons optimistes et gardons un peu d’espoir. Une piste:

Un auteur contemporain, le truculent finlandais Arto Paasilinna (on ne saura jamais quelles lettres doivent être doublées…) m’avait amusé, et j’ai lu la quasi totalité de ses bouquins, bien sûr ceux traduits en français! Dans le facétieux « Le Potager des malfaiteurs ayant échappé à la pendaison » (un de mes préférés!), certains mots m’ont interpellé. Voici un choix de ceux utilisés par la traductrice, Anne Colin du Terrail, une fino-française née en Laponie!

cassots de mûres

l’estacade

le planiol

grouillots

serfouettes

herse à main

lavarets

brêler et brêlage

se sentir engravé

déséchouer

un chevalement de mine

groseilles à maquereaux

la camarine

Qu’en pensez-vous? Mon correcteur «d’aurtôgrafe» a souligné presque tous les exemples ci-dessus, pourtant reconnus par l’Académie française… 

Il reste encore du boulot… à tous les niveaux!

Devoirs de vacances N° 10 Météorologie appliquée

Il paraît que la météorologie est une science!  

Nous sommes toujours à Motril, dans notre camping car,  au bord de la Méditerranée. Nous attendons que la situation sanitaire s’améliore dans notre Sierra de Segura (Province de Jaén), mais… rassurez vous, rien ne presse.

La vie est parfaitement supportable… et le rhum est un excellent vaccin!

Nous en viendrions même à envisager la maison à roulettes comme seule demeure pour l‘avenir.

Nico est pafaitement d’accord avec ses nomades de maîtres!

A suivre!

Ce n’est pas une excuse pour échapper à mes devoirs de vacances, surtout qu’enfin nous avons quelques gouttes de pluie, ce qui justifie cette publication… avant la prochaine sécheresse. Dont acte:

Le copié-collé sur les réseaux sociaux n’est pas mon ‘truc’, mais vous me pardonnerez de faire une exception à la règle, avec cette fable, du reste fort connue, qui sera aussi prétexte à ajouter une histoire vraie personnelle.  Commençons, copions et collons!

Il était une fois un roi qui voulait aller à la pêche. 

Il demande à son météorologue les prévisions pour les heures suivantes. 

«Sire, vous pouvez aller tranquillement pêcher car il n’y a pas de pluie prévue».  

Sur le chemin, il rencontre un paysan monté sur son âne qui lui dit: «Seigneur, mieux vaut rebrousser chemin car il va beaucoup pleuvoir dans peu de temps ». 

Le roi poursuit son chemin en pensant: «Comment ce gueux peut-il contredire mon spécialiste diplômé, grassement payé, qui m’a indiqué le contraire ». Bientôt il se met à pleuvoir à torrents, le roi rentre trempé et à son retour, la reine se moque de son piteux état. 

Furieux, le roi congédie illico son météorologue et convoque le paysan, lui offrant le poste. Notre brave gars refuse en ces termes : « Seigneur, je ne suis pas celui qui comprend quelque chose à ces affaires de météo et de climat, mais je sais que si les oreilles de mon âne sont baissées c’est qu’il va pleuvoir »

Du coup,  le roi embauche l’âne. 

C’est ainsi qu’en France, s’instaura la coutume de recruter des ânes pour les postes de conseillers les mieux payés et que fut créée l’E.N.A. (Ecole Nationale des Anes), dont nous pouvons mesurer, tous les jours, les brillantes compétences de ses diplômés.

Et mon histoire ? La voici, confirmant les réserves avec lesquelles je considère les prévisions météorologiques :

Pilote de montgolfière pendant quelques années, j’ai collaboré avec Michel, le propriétaire et responsable d’un Centre aérostatique du bassin lémanique.

C’était avant le ‘tout informatisé’ et il avait ses entrées à la Tour de contrôle de l’aéroport international de Genève. Très tôt chaque matin, avant de contacter les clients du jour pour confirmer une ascension en ballon, il appelait les météorologues de Cointrin.

Un jour que les prévisions étaient très négatives, il téléphone tout de même, ne serait-ce que pour garder les bonnes relations amicales.

« Salut, attends une minute, je consulte les dernières prévisions… Bon ! La situation n’est pas au beau fixe mais un décollage est parfaitement possible dans les 3 heures qui suivent. Ensuite, on annonce un peu de pluie ! »

Comme, à moins de 20 km de l’aéroport, il pleuvait déjà comme vache qui pisse, Michel pousse un peu le bouchon et demande au météorologue s’il est bien certain de son diagnostique.

« Je vérifie encore. Confirmation : pas de pluie pendant 3 heures ! »

Michel : « Et si tu quittais ton écran pour jeter un coup d’œil par la fenêtre ! »

Le diplômé en météorologie : « Oh ! Merde, il pleut à verse ! »

A toutes fins utiles, voici la définition donnée par Larousse pour ingénieur météo:

Selon son expérience, l’ingénieur météo réalise des synthèses de données, des études de complexité croissante. Il travaille en centre de calculs (la météorologie utilise les ordinateurs les plus puissants du monde), participe à des programmes de recherche sur l’interaction océan atmosphère ou la climatologie, etc. 

Celui de mon histoire devait être diplômé de la même école que l’âne du paysan…

Devoirs de vacances N° 9 Juste rigidifier l’écran.

Encore les smart phones… pour l’avant dernière fois, c’est promis!

Hier, je vous parlais de la lecture sur l’écran ridicule de votre smart phone. Pour ceux qui auraient manqué le début, voici le lien:

https://akimismo.wordpress.com/2021/02/01/devoirs-de-vacances-n-8-ecriture-et-concision/

Cette histoire de téléphone, omniprésent dans la vie de presque tout le monde, m’a interpellé, j’en ai parlé autour de moi et je me suis posé des questions au sujet de l’avenir de cette drogue pandémique, bien pire que tous les Covid du monde! Bin mon salaud, on n’est pas sortis de l’auberge!

Puisque l’usage invétéré et universel (pas pour moi, rassurez-vous!) de ce «machin» va suivre une courbe exponentielle, comment voyez-vous l’avenir? Vous vous en foutez… ah bon!

Bien que non concerné par la ‘révolution’ numérique, la connexion permanente et la 5 G, je vous donne quelques pistes pour l’avenir, en attendant que vos problèmes de règles douloureuses et vos hémorroïdes puissent être projetés depuis votre I-Truc sur des parois blanches mises à disposition par des commerçants en mal de publicité et être partagés avec tous ceux qui auront l’immense ‘privilège’ d’emprunter la même rue et de fréquenter les mêmes lieux publics que vous.

Quelques idées:

1° L’augmentation du format des poches de jeans n’étant pas prévue par les grands couturiers, vous devrez vous contenter des 6 ou 7 pouces (Salut Amélie!) de vos smart’s actuels. A moins que…

2° Apple, Samsung et les autres, après avoir vendu toute leur ‘ferraille en plastique’, ne mettent sur le marché une invention déjà en gestation: l’écran pliable. Loin d’être parfait, ce progrès (progrès mes fesses!) doublera au moins le format de lecture, bien qu’encore loin des dimensions de l’écran d’une simple tablette!

3° Nous serons tôt ou tard obligés de voir plus loin. Pourquoi pas un écran de 15 pouces souple ‘déroulant’? L’idée est déjà à l’étude dans les bureaux de recherche des grandes compagnies de communication, mais il faudra aussi inventer une manière de rigidifier ponctuellement cet écran souple.

3° a) On pourrait imaginer une structure démontable genre lutrin. Pas vraiment pratique!

3° b) On pourrait exploiter une filière à la mode dans le domaine des tentes de camping et des ailes de kit surf: des boudins gonflables permettant de rigidifier votre écran souple, hé hé!

3° c) Attendez… on m’appelle sur mon télex des années 60 pour me dire que mon système impliquera d’avoir toujours sur soi une pompe à vélo, pour gonfler les boudins! Mouais…

4° Mais, je ne renonce pas à l’idée de ‘mon’ écran souple déroulant, à condition que les chercheurs en biologie, qui ont terminé leurs travaux sur le vaccin du virus à la mode, se remettent au boulot. Voici le créneau vers lequel ils doivent diriger leurs recherches:

Il existe, dans la nature humaine, plus précisément dans le slip masculin, un phénomène de ‘durcissement’ ponctuel d’un organe, qu’on pourrait appliquer aux écrans souples. Il faut juste maîtriser le taux de testostérone, l’intensité du désir libidineux, en faire la synthèse… et l’appliquer à l’écran des téléphones portables! 

Hé, ho! Mesdames… Ne jouez pas les vierges effarouchées, mais accompagnez moi plutôt pour une conclusion que je souhaite amusante.  D’accord?

Si les scientifiques réussissent à concrétiser mon projet, j’imagine l’avenir, avec des quidams parlant tout seuls dans la rue (ça ne changera pas grand chose avec l’actualité !) et déclarant leur amour à leur bidule avec des mots libidineux et cochons pour faire bander leur écran!