Changement

Le changement d’horaire ‘été-hiver’ c’était le 30 octobre… alors que le changement de saison était avant-hier 15 novembre, c’est avéré !

A notre retour au bercail dans la Sierra de Segura, Jaén, après une courte escapade au bord de la Méditerranée (gna gna gna… bon on le saura !)

Après vous avoir importuné des milliers de fois avec des images du coucher de soleil, que ce soit

au bord de l’Atlantique ou de la Méditerranée, voici, enfin une image du lever de soleil. C’était à Motril

et nous devons cette image à Cornelia, ma lève-tôt de femme!

nous avons eu la première vraie averse de la saison automnale, avec déjà une petite vingtaine de litres et les prévisions pour toute la semaine sont optimismes pour une nécessaire ré-hydratation des cultures et l’indispensable remontée du niveau des barrages qui plafonnent à moins de 15% de réserves !

Donc, après 5 mois et demi d’une sècheresse qui devenait à la limite du supportable… oui amis français et suisses, trop c’est trop, même si on pourrait aussi dire que pas assez ce n’est pas assez.

Récapitulons :

C’est un vrai changement de saison puisque, après plus de 6 mois en sandales comme uniques chaussures, j’ai ressorti les chaussettes et les souliers fermés, j’ai troqué mon sempiternel short pour des pantalons et nous avons fouillé partout dans la maison pour retrouver un parapluie !

Et nous avons même célébré notre retour en allumant un feu de cheminée.  Je vous le disais : un vrai changement mais, je nous connais… dans une semaine, si les prévisions aqueuses se confirment, nous recommencerons à râler, en demandant au soleil de revenir !

Le genre humain est vraiment impossible à contenter non ?

Même sans soleil et la pluie, les couleurs d’automne demeurent!

Encore la Méditerranée ? Et pourquoi pas…

Quel bonheur d’avoir des amis qui traversent l’Europe pour nous rendre visite… même si ça ralentit ma production ‘litéro-bloguesque’ ! Mais je suis certain que vous accepterez mon mutisme ponctuel, puisqu’il vous procure bien des vacances.

Mon pote Michel, ami et complice depuis plus de 50 années et sa compagne Sissi nous ont tenu compagnie pendant quelques jours.

Inutile de dire que nous nous sommes remémoré des souvenirs, avons évoqué nos expéditions en Laponie (400 de ski de fond par moins 38°), l’Alaska et l’Himalaya lors de notre tentative d’ascension au Cho Oyu, un des 14 huit mille du monde, sans parler de nos aventures en parapente, montgolfière et des pitreries que nous continuons à inventer malgré nos 80 ans largement dépassés !

Promenade du soir avec Nico. Comme le disent les Africains, nous faisons ‘palabre’ (Assemblée coutumière, généralement réservée aux hommes, où s’échangent les nouvelles, se discutent les affaires pendantes, se prennent les décisions importantes`) pour partager équitablement le viatique. Le chapeau rouge est pour éviter que ces cons de chasseurs me prennent pour un bouquetin!

Les vieux retombent en enfance ? Pas concernés car Michel et moi ne sommes jamais sortis de la pouponnière !

Ambiance jeune et dynamique : Nous célébrons les 80 ans de Sissi, qui nous rejoint au club des octogénaires. La petite jeunette a gauche a été exceptionnellement autorisée à partager ce moment festif avec des adultes!

Pour l’anniversaire de Sissi j’ai commis un petit poème ‘maison’, gravé ‘maison’ sur un morceau d’olivier ‘maison’

Pour l’heure, nous repartons vers la Méditerranée (3 heures et demi d’autoroute), pour accompagner nos amis près de l’aéroport de Malaga, d’où ils décolleront vers les frimas helvétiques… Nous profiterons de rester une dizaine de jours dans notre camping favori de Motril. Oui, je sais, et pense comme vous que c’est trop dur la vie de retraité.

Je vous promets de revenir aux réalités, avec quelques textes en gestation depuis pas mal de temps, pour meubler vos longues soirées d’hiver.

Tiens ! Un clin d’œil lu sur un camping-car allemand :

Trop vieux pour travailler

Trop jeune pour mourir

Au ‘top’ pour voyager !

Et pourquoi les retraités n’auraient-ils pas droit aux vacances ?

Mon texte du 17 septembre vous remerciait de nous laisser la place sur les plages. Merci ! Nous en avons bien profité et tout est déjà rentré dans l’ordre à la maison :

Voici une histoire aquatique mettant en scène les fleuves Guadalquivir, Guadalete et même le Rio Tinto, l’Atlantique et la Méditerranée, un résumé de 3 semaines de vadrouille… évocation aussi d’une météo surprenante.  

Laissant derrière nous Jaén, notre province, avons mis le cap à l’Ouest pour traverser celles de Cordoba, de Sevilla et arriver dans celle de Cadiz. Je m’amuse à l’évocation d’un périple qui paraît être une expédition au long cours, mais ne s’agissant que d’un petit 500 km d’autoroute, effectué en deux journées, avec deux conducteurs se relayant au volant ! Nous étions bien loin des trajets estivaux habituels de nos amis Français, coutumiers de trajets de 800 km d’une traite de Paris à la mer, avec 900 km de bouchons…

Quelques jours dans notre petit camping de Chipiona au bord de l’Océan, cure de promenades sans fin avec Nico sur le sable confortablement compacté par le retrait de la marée, et sympathiques retrouvailles avec des amis venus de Suisse pour nous voir, car notre actuelle tendance est au sédentarisme ibérique, surtout après les vicissitudes d’un virus dont vous avez peut-être entendu parler !

Ensuite, une étape de transition, dans un camping de 400 places (Oui, ça existe… Pfffffff !) à Puerto de Santa Maria, une sorte de pèlerinage pour Cornelia, qui y a fait un séjour l’an dernier… à l’hôpital, pour rassembler le puzzle de son fémur fracturé et incorporer un peu de ferraille au passage!

Nous avons ensuite laissé l’océan pour la Sierra de Cadiz, qui sépare le versant Nord (la Meseta de l’arrière-pays) de celui du Sud méditerranéen de Granada et Malaga.

Nous quittons l’embouchure du Guadalete, dont nous reparlerons, par 28°. Le lendemain matin, 90 km plus loin, à 900 mètres d’altitude, il fait 8°, tu parles d’un climat continental ! Ah la météo… tenez-vous bien : après presque 5 mois sans avoir vu une goutte de pluie, nous nous sommes endormis au bruit délicieux, exceptionnel pour nous, d’une grosse averse sur le toit de tôle de notre maison à roulettes. Le Nirvana !

Pendant la promenade matinale avec notre chien, nous passons un pont indiquant que nous traversons … eh oui, le Guadalete

Ne vous étonnez pas de me voir avec des chaussettes et des gants car il faisait 8°

Un fleuve de 165 km de longueur qui termine sa course à Puerto de Santa Maria, que nous venons de quitter.

L’embouchure du Guadalete à Puerto de Santa Maria

Photo tirée d’Internet. Il doit s’agir d’un document historique, à voir la suivante plus actuelle prise par Cornelia, exactement à la même place!

Il s’agit bien du même « fleuve » à quelques centaines de mètres de sa source. Vous avez dit sécheresse ?

Encore une surprise ? Pendant la journée la température a repassé de 8° à … 26° ! Et une étonnante réalité : Si chez nous dans la Sierra de Segura (Jaén) nous avons entre 350 et 650 litres de précipitations au m2, à la Sierra de Grazalema il tombe 2200 litres annuels, c’est paraît-il le record d’Espagne, rien que ça !

La dernière découverte de la journée est encore une histoire maritime. Pendant près de 30 ans de vie en Espagne je croyais que le 3 août 1492 Christophe Colomb avait appareillé pour ce qu’il croyait être les Indes, depuis l’embouchure du Guadalquivir, fleuve qui prend du reste sa source à une trentaine de kilomètres de notre maison de la Sierra de Segura. On m’a corrigé en évoquant le Puerto de Santa Maria et le Guadalete comme lieu de départ pour les Amériques, mais j’ai encore dû réviser mes connaissances : Colomb a pris la mer à Palos de la Frontera, sur le Rio Tinto, à côté de Huelva, donc à une quarantaine de km du Guadalquivir et du Guadalete. Je prendrai plus tard le temps de vous parler un peu plus de Colomb et du Rio Tinto qui n’a rien à voir avec le ‘tinto’ de la Rioja, que vous connaissez. J’évoquerai le riche mécène Martin Pinzón qui a fourni deux des trois caravelles du navigateur génois… Cet armateur vivait à Palos de la Frontera, suivez mon regard !

La fin de notre voyage n’a rien de maritime, à part le fait passer de l’Atlantique à la Méditerranée, avec une nuit étoilée, sans lumières, dans la solitude absolue, en plein milieu de n’importe où, sur fond sonore de brame des cerfs en rut. Nico avait la narine excitée et nous avons même entendu les pas des cervidés sur les pierres, à quelques mètres de notre véhicule.

Des photos de notre ‘camping privé’ pour une expérience que peu de voyageurs ne connaissent…

 Oui, je sais qu’il faut de bonnes lunettes pour apercevoir notre maison à roulettes au centre de la photo!

        

Je ne précise pas les coordonnées exactes du lieu, car les Hollandais sont friands des endroits gratuits. C’est vrai que nous n’avons pas rencontré un seul Batave dans cet endroit désert !

Avant de faire de nouveaux projets d’évasion je vous montre que la nourriture dans les campings n’a rien à envier à celle des établissements étoilés. Invités par Pepe et Maria Carmen, les propriétaires du camping de Motril, devenus des amis que nous rencontrons chaque année, surtout après y avoir passé plus d’un mois de confinement sanitaire il y a deux ans :

Pas très vegan hein?

La viande est du Wagyu cuisiné très lentement (plus d’une heure trente) au barbecue sur la braise de bois par un ami argentin des patrons… je ne vous en dis pas plus !

Selon Wickimachin, le Wagyu est une viande de gastronome pour laquelle il faut compter jusqu’à 230 euros le kilo. Nos amis du camping ne se sont pas fichus de nous !

De son nom, né de la juxtaposition des mots WA (Japon) et GYU (bœuf), cette mythique race de bœuf japonais fait partie des plus appréciées par les amateurs de viandes, grâce à sa tendreté exceptionnelle et son persillage hors-norme.

Ces deux qualités procurent un goût inimitable aux saveurs de beurre et de noisettes. Ne pas confondre avec le Boeuf de Kobé plus connu, car le Wagyu n’est pas élevé selon le même cahier des charges.

Il s’agit d’une viande moins grasse que son glorieux aîné, mais le boeuf Wagyu est néanmoins sur le podium des meilleures viandes du monde.

Je vous laisse car, coïncidence, demain est le 12 octobre, la fête nationale espagnole, célébrant l’arrivée en Amérique d’un certain Cristoforo Colombo, l’italien qui a découvert ce qu’il croyait être les Indes mais il s’agissait des Antilles, Cuba pour être exact !

Restons optimistes!

J’ai fait l’erreur de regarder les nouvelles sur les étranges lucarnes. Quel abruti je suis...

Pour me faire pardonner ma stupidité, voici quelques ‘stripes’ trouvés au cours de mes compilations de la presse espagnole:

Dans la série: Apprendre l’espagnol avec le sourire:

« Vous êtes un sage… Si vous saviez le prix du carburant?

« On voit bien que vous ne connaissez pas le prix du foin! »

Une autre… une autre… Bon d’accord! Mais restons dans la presse espagnole.

« Tu fais peur à tout le monde avec ta stupide annonce de la fin du monde… » (La fin du monde est proche!) « J’en suis navré. Je ne voulais pas causer une alarme sociale… je vais essayer que mon message soit plus optimiste! » Lecture du panneau: « Quelques uns survivront! »

Avec mes affectueuses excuses pour vous saper le moral avec mes images espagnoles…. Voici un havre de paix chinois, je ne sais plus s’il s’agit de Shanghai ou Pékin!

Promis, juré, cette image ne provient pas de l’A7 pendant cette fin de semaine de fluide circulation hexagonale! En France personne ne serait assez couillon pour faire 965 km de queue en étant en vacances hein?

Restons optimistes, même avec les pires annonces de l’actualité mondiale: