Encore la Méditerranée ? Et pourquoi pas…

Quel bonheur d’avoir des amis qui traversent l’Europe pour nous rendre visite… même si ça ralentit ma production ‘litéro-bloguesque’ ! Mais je suis certain que vous accepterez mon mutisme ponctuel, puisqu’il vous procure bien des vacances.

Mon pote Michel, ami et complice depuis plus de 50 années et sa compagne Sissi nous ont tenu compagnie pendant quelques jours.

Inutile de dire que nous nous sommes remémoré des souvenirs, avons évoqué nos expéditions en Laponie (400 de ski de fond par moins 38°), l’Alaska et l’Himalaya lors de notre tentative d’ascension au Cho Oyu, un des 14 huit mille du monde, sans parler de nos aventures en parapente, montgolfière et des pitreries que nous continuons à inventer malgré nos 80 ans largement dépassés !

Promenade du soir avec Nico. Comme le disent les Africains, nous faisons ‘palabre’ (Assemblée coutumière, généralement réservée aux hommes, où s’échangent les nouvelles, se discutent les affaires pendantes, se prennent les décisions importantes`) pour partager équitablement le viatique. Le chapeau rouge est pour éviter que ces cons de chasseurs me prennent pour un bouquetin!

Les vieux retombent en enfance ? Pas concernés car Michel et moi ne sommes jamais sortis de la pouponnière !

Ambiance jeune et dynamique : Nous célébrons les 80 ans de Sissi, qui nous rejoint au club des octogénaires. La petite jeunette a gauche a été exceptionnellement autorisée à partager ce moment festif avec des adultes!

Pour l’anniversaire de Sissi j’ai commis un petit poème ‘maison’, gravé ‘maison’ sur un morceau d’olivier ‘maison’

Pour l’heure, nous repartons vers la Méditerranée (3 heures et demi d’autoroute), pour accompagner nos amis près de l’aéroport de Malaga, d’où ils décolleront vers les frimas helvétiques… Nous profiterons de rester une dizaine de jours dans notre camping favori de Motril. Oui, je sais, et pense comme vous que c’est trop dur la vie de retraité.

Je vous promets de revenir aux réalités, avec quelques textes en gestation depuis pas mal de temps, pour meubler vos longues soirées d’hiver.

Tiens ! Un clin d’œil lu sur un camping-car allemand :

Trop vieux pour travailler

Trop jeune pour mourir

Au ‘top’ pour voyager !

Et pourquoi les retraités n’auraient-ils pas droit aux vacances ?

Mon texte du 17 septembre vous remerciait de nous laisser la place sur les plages. Merci ! Nous en avons bien profité et tout est déjà rentré dans l’ordre à la maison :

Voici une histoire aquatique mettant en scène les fleuves Guadalquivir, Guadalete et même le Rio Tinto, l’Atlantique et la Méditerranée, un résumé de 3 semaines de vadrouille… évocation aussi d’une météo surprenante.  

Laissant derrière nous Jaén, notre province, avons mis le cap à l’Ouest pour traverser celles de Cordoba, de Sevilla et arriver dans celle de Cadiz. Je m’amuse à l’évocation d’un périple qui paraît être une expédition au long cours, mais ne s’agissant que d’un petit 500 km d’autoroute, effectué en deux journées, avec deux conducteurs se relayant au volant ! Nous étions bien loin des trajets estivaux habituels de nos amis Français, coutumiers de trajets de 800 km d’une traite de Paris à la mer, avec 900 km de bouchons…

Quelques jours dans notre petit camping de Chipiona au bord de l’Océan, cure de promenades sans fin avec Nico sur le sable confortablement compacté par le retrait de la marée, et sympathiques retrouvailles avec des amis venus de Suisse pour nous voir, car notre actuelle tendance est au sédentarisme ibérique, surtout après les vicissitudes d’un virus dont vous avez peut-être entendu parler !

Ensuite, une étape de transition, dans un camping de 400 places (Oui, ça existe… Pfffffff !) à Puerto de Santa Maria, une sorte de pèlerinage pour Cornelia, qui y a fait un séjour l’an dernier… à l’hôpital, pour rassembler le puzzle de son fémur fracturé et incorporer un peu de ferraille au passage!

Nous avons ensuite laissé l’océan pour la Sierra de Cadiz, qui sépare le versant Nord (la Meseta de l’arrière-pays) de celui du Sud méditerranéen de Granada et Malaga.

Nous quittons l’embouchure du Guadalete, dont nous reparlerons, par 28°. Le lendemain matin, 90 km plus loin, à 900 mètres d’altitude, il fait 8°, tu parles d’un climat continental ! Ah la météo… tenez-vous bien : après presque 5 mois sans avoir vu une goutte de pluie, nous nous sommes endormis au bruit délicieux, exceptionnel pour nous, d’une grosse averse sur le toit de tôle de notre maison à roulettes. Le Nirvana !

Pendant la promenade matinale avec notre chien, nous passons un pont indiquant que nous traversons … eh oui, le Guadalete

Ne vous étonnez pas de me voir avec des chaussettes et des gants car il faisait 8°

Un fleuve de 165 km de longueur qui termine sa course à Puerto de Santa Maria, que nous venons de quitter.

L’embouchure du Guadalete à Puerto de Santa Maria

Photo tirée d’Internet. Il doit s’agir d’un document historique, à voir la suivante plus actuelle prise par Cornelia, exactement à la même place!

Il s’agit bien du même « fleuve » à quelques centaines de mètres de sa source. Vous avez dit sécheresse ?

Encore une surprise ? Pendant la journée la température a repassé de 8° à … 26° ! Et une étonnante réalité : Si chez nous dans la Sierra de Segura (Jaén) nous avons entre 350 et 650 litres de précipitations au m2, à la Sierra de Grazalema il tombe 2200 litres annuels, c’est paraît-il le record d’Espagne, rien que ça !

La dernière découverte de la journée est encore une histoire maritime. Pendant près de 30 ans de vie en Espagne je croyais que le 3 août 1492 Christophe Colomb avait appareillé pour ce qu’il croyait être les Indes, depuis l’embouchure du Guadalquivir, fleuve qui prend du reste sa source à une trentaine de kilomètres de notre maison de la Sierra de Segura. On m’a corrigé en évoquant le Puerto de Santa Maria et le Guadalete comme lieu de départ pour les Amériques, mais j’ai encore dû réviser mes connaissances : Colomb a pris la mer à Palos de la Frontera, sur le Rio Tinto, à côté de Huelva, donc à une quarantaine de km du Guadalquivir et du Guadalete. Je prendrai plus tard le temps de vous parler un peu plus de Colomb et du Rio Tinto qui n’a rien à voir avec le ‘tinto’ de la Rioja, que vous connaissez. J’évoquerai le riche mécène Martin Pinzón qui a fourni deux des trois caravelles du navigateur génois… Cet armateur vivait à Palos de la Frontera, suivez mon regard !

La fin de notre voyage n’a rien de maritime, à part le fait passer de l’Atlantique à la Méditerranée, avec une nuit étoilée, sans lumières, dans la solitude absolue, en plein milieu de n’importe où, sur fond sonore de brame des cerfs en rut. Nico avait la narine excitée et nous avons même entendu les pas des cervidés sur les pierres, à quelques mètres de notre véhicule.

Des photos de notre ‘camping privé’ pour une expérience que peu de voyageurs ne connaissent…

 Oui, je sais qu’il faut de bonnes lunettes pour apercevoir notre maison à roulettes au centre de la photo!

        

Je ne précise pas les coordonnées exactes du lieu, car les Hollandais sont friands des endroits gratuits. C’est vrai que nous n’avons pas rencontré un seul Batave dans cet endroit désert !

Avant de faire de nouveaux projets d’évasion je vous montre que la nourriture dans les campings n’a rien à envier à celle des établissements étoilés. Invités par Pepe et Maria Carmen, les propriétaires du camping de Motril, devenus des amis que nous rencontrons chaque année, surtout après y avoir passé plus d’un mois de confinement sanitaire il y a deux ans :

Pas très vegan hein?

La viande est du Wagyu cuisiné très lentement (plus d’une heure trente) au barbecue sur la braise de bois par un ami argentin des patrons… je ne vous en dis pas plus !

Selon Wickimachin, le Wagyu est une viande de gastronome pour laquelle il faut compter jusqu’à 230 euros le kilo. Nos amis du camping ne se sont pas fichus de nous !

De son nom, né de la juxtaposition des mots WA (Japon) et GYU (bœuf), cette mythique race de bœuf japonais fait partie des plus appréciées par les amateurs de viandes, grâce à sa tendreté exceptionnelle et son persillage hors-norme.

Ces deux qualités procurent un goût inimitable aux saveurs de beurre et de noisettes. Ne pas confondre avec le Boeuf de Kobé plus connu, car le Wagyu n’est pas élevé selon le même cahier des charges.

Il s’agit d’une viande moins grasse que son glorieux aîné, mais le boeuf Wagyu est néanmoins sur le podium des meilleures viandes du monde.

Je vous laisse car, coïncidence, demain est le 12 octobre, la fête nationale espagnole, célébrant l’arrivée en Amérique d’un certain Cristoforo Colombo, l’italien qui a découvert ce qu’il croyait être les Indes mais il s’agissait des Antilles, Cuba pour être exact !

Y a pas de problèmes… que des solutions !

Fin du suspense au sujet de mes articles des 10 et 13 juillet.

Merci à mes amies et amis d’avoir essayé de trouver la clé de mon énigme du Tour de France 1971 que j’ai suivi, sans rencontrer aucun cycliste !

Certaines lectrices supposent que je l’ai suivi à la radio, ce qui aurait été possible dans les années 50 à 60 mais pas en 1971. Alors ?

Mon épouse Cornelia pensait la même chose et je lui ai donné la réponse… ce qui a engendré un problème matrimonial. Depuis qu’elle a découvert la supercherie, je suis sujet à un chantage insupportable. Elle m’a condamné aux tâches dégradantes, genre vaisselle, courses, faire le lit, promener le chien… j’en passe, avec la menace de divulguer la solution de mon énigme sur les réseaux sociaux…

Que faire ?

C’est simple, vous donner la solution :

En 1971 j’ai suivi le Tour de France… automobile !

Victoire de Gérard Larousse/Johnny Rives, sur Matra Simca devant Jean-Pierre Jabouille/Jean-Claude Guénard, sur Ferrari 512 S, Claude Ballot-Léna/Jean-Claude Morenas, sur Porsche 911S et … notre Ferrari Daytona 365 GTB4 emmenée par Vic Elford et Max Kingsland !

Vic Elford (qui vient de décéder dans son lit à 87 ans) sur la Daytona de la Scuderia Filipinetti que je dirigeais!

C’est tout. Mes remerciements à celles et ceux qui se sont trituré les petites cellules grises et mes affectueuses excuses pour avoir quitté la bicyclette pour vous promener en voiture et … vous emmener en bateau !   

Ode à l’amitié… et à la moto !

Préalable : J’aurais dû publier ce texte dans mon blog Au temps des automobilistes, qui comporte une section dédiée à la moto, mais cette histoire étant plus ‘amitié’ que ‘moto’, je la partage avec vous !

Il y a 40 ans, un jeune Français de 22 ans, en quête de travail, a frappé à la porte mon entreprise helvétique de peinture et d’entretien de chalets. Il se nomme Christian, pratiquement sans aucune expérience professionnelle mais avec une volonté incroyable d’apprendre. Je l’ai tout de suite ‘adopté’ car il écoutait ce que je lui disais et que je lui apprenais… Modeste et réservé, il avait une telle volonté de bien faire qu’il est tout de suite devenu un pilier de mon affaire.

Notre collaboration, rapidement devenue solide amitié, a duré plus de 10 ans. Puis j’ai changé mon orientation professionnelle et il est retourné en France voisine. Dans une fameuse école, il a brillamment suivi une formation de peintre décorateur et occupe parfois ses loisirs avec la peinture artistique. Voici un tableau de lui que j’affiche fièrement dans ma chambre à coucher andalouse.

Je ne vous ferai pas l’affront de préciser: Valentino Rossi qui a remporté 9 titres de Champion du monde! 

Avec Christian, nous nous sommes souvent revus, car il venait me donner un coup de main, en renfort pour certains travaux et nous avons gardé le contact sur les réseaux sociaux.

Passionné de moto il m’avait accompagné au Castellet pour le Bol d’Or, comme passager de ma Kawasaki 1000 RX et se souvient encore d’une anecdote : sur l’autoroute de la Durance (direction Sisteron) à peine terminée mais pas encore en service officiel (donc sans péage ni… contrôle de vitesse, if you see what I mean), le rupteur de sécurité a coupé l’allumage, à fond de 6ème, à 11’400 tours/minute. Vérification faite sur la documentation d’usine, en rapport avec la vitesse à 1000 tours, nous étions à plus de 275 km/heure chrono !

Mon passager s’était fait la réflexion : Et dire que mon pilote n’a qu’un œil valide.

Tiens ! J’aurais dû ajouter cette histoire au texte, que vous pouvez toujours lire dans la page spéciale de mon blog sous le titre Ma vie en monovision.

Christian vient de nous rendre visite au fin fond de l’Andalousie… à moto. 3400 km ‘aller et retour’. Ensemble, nous avons passé une petite semaine pleine de bonheur et, vous l’imaginez, de souvenirs.

Ayant abandonné l’exercice périlleux du 2 roues il y a une trentaine d’années, j’ai découvert sa bécane. Une 750 Honda à transmission automatique. Oui automatique, vous saviez que ça existait ? Moi pas. Pour le stationnement, dans l’impossibilité de bloquer la moto sur un tronçon ‘pentu’ en mettant la première vitesse… ils ont ajouté un frein à main. Coluche, un autre motard (putain de camion) aurait dit : Jusqu’où s’arrêteront-ils ?

Christian est parti hier à l’aube. Depuis le chemin du retour, il nous envoie des messages: hier soir il avait déjà passé les Pyrénées et parcouru 920 km dans la journée. A l’heure de publier ce texte, nous apprenons qu’il est à une heure de route de chez lui dans le Jura. Sacré personnage !

Je partage avec vous quelques photos qui me font jaillir des larmes d’émotion :

Retrouvailles gastro!

Christian me correspond car il n’est pas trop partisan du téléphone portable et du GPS. Le voici, préparant son ‘road book’ pour retourner en France!

Je vous ai dit que c’est un artiste. Il n’a pas trouvé une décalcomanie de Beep Beep et Vil Coyote à la dimension qu’il souhaitait. Qu’à cela ne tienne, il a réalisé ce motif au pinceau!

Salut Christian, mon ami !

Comme des lézards…

Juste un mois d’écoulé depuis ma dernière publication le 30 avril. Un mois à flâner en camping-car de l’Atlantique à la Méditerranée, comme des lézards, en passant par de splendides ‘sierras’ moins connues que les touristiques Picos de Europa et la Sierra Nevada : je pense à celle de Grazalema, appartenant à la Sierra de Cadiz et au parc national de la Sierra de las Nieves qui surplombe Malaga.

A notre départ de Segura de la Sierra la température matinale était de 4° et, à l’heure où je vous écris (19:00 h), le thermomètre en est encore à 32°.

Vous avez dit : climat continental ?

Quelques nouvelles des sympathiques sauriens qui nous tiennent compagnie depuis 10 ans autour de la maison. Souvenez-vous du Lagarto Ocelado, le plus grand lézard d’Europe (60 cm) dont je vous ai déjà parlé sur ce blog. Pour mes nouvelles lectrices et mes nouveaux lecteurs, je vous redonne les coordonnées de mes articles « à courtes pattes et longues queues » … 

6 juillet 2018 Du lit au sofa, du sofa au lit

https://wordpress.com/post/akimismo.wordpress.com/3607

22 mars 2020 Jurassic Parc

https://wordpress.com/post/akimismo.wordpress.com/4237

20 avril 2020 Mes crocodiles chéris

https://wordpress.com/post/akimismo.wordpress.com/4377

9 juillet 2020 Nouvelles de notre Jurassic Park

https://wordpress.com/post/akimismo.wordpress.com/4469

Il y a au moins deux adultes chez nos animaux de compagnie, peut-être ceux que nous avions nourri dans leur jeunesse. Il y a quelques années, Cornelia avait vu deux de nos pensionnaires l’un sur l’autre, mais au vu du peu de différences morphologique entre les sexes, nous en étions restés aux conjectures : un mâle sur une femelle ? Une femelle sur un mâle (si, ça existe) ? Deux femelles de meurs ‘différentes’ ? Et pourquoi pas deux mâles gays ?

Ce matin, j’ai cru un instant que j’allais avoir la réponse. Bin… presque, car il manque une séquence ! Regardez plutôt :

Bonjour ! Vous habitez chez vos parents ?

T’as de beaux yeux, tu sais !

Note du photographe: essayez de faire entrer en entier dans la profondeur de champs un reptile de 60 cm de longueur!

Ne sois pas timide. Je suis toujours empressé et correct avec les dames. Entre dans mon home sweet home !

Vous aimeriez des nouvelles de la séquence manquante ? Nous en resterons aux interrogations car cette fameuse séquence (si séquence il y a eu…) s’est passée sous terre…

les deux protagonistes s’étant pudiquement introduits dans le conduit d’évacuation des eaux !