On reparle de Champagne et de Poutine…

Il semble que tout le monde n’ait pas pu ouvrir mon texte de 2020, dont j’avais publié un lien il y a deux jours sous le titre de Bravo Monsieur Poutine. Revoici donc ce pamphlet, en précisant que ce texte était écrit bien avant que le dirigeant russe interdise l’importation du vin mousseux français sous son nom de Champagne. Vous comprendrez mieux mon affection pour Vladimir… 

Le Champagne me soûle!

Mais comme je n’en consomme jamais, je devrais plutôt dire que le Champagne me rend ivre de rage. Je justifie les raisons de ce courroux :

Ma commune d’origine se situe en Helvétie, dans le Canton de Vaud, au pied du Jura, le long du Lac de Neuchâtel. Elle est limitrophe d’un village de 1034 habitants au nom charmant de Champagne. Oui : CH-1424 Champagne, connu sous ce nom depuis l’an 155, j’ai bien dit cent cinquante cinq. Ça fait pas mal de temps non ? C’est une commune viticole qui produit un Chasselas parfaitement buvable, n’en déplaise aux pisse froids. Jusqu’en 1996, Champagne (Vaud, Suisse)  affichait son origine sur les étiquettes de ses bouteilles.

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Conséquence des honteux accords bilatéraux entre la Suisse et l’Europe, l’appellation ‘Champagne’ a été totalement interdite pour les vins de Champagne, Vaud, Suisse !

Si les amateurs des Côtes du Rhône peuvent dire : On va prendre un verre de  Gigondas, je ne vois pas pourquoi ceux de Champagne, Fontanezier, Bonvillars ou Vaugondry  n’auraient pas le droit d’aller au bistrot, boire 3 décis de Champagne !

Et bien… non.

Le Comité interprofessionnel du vin de Champagne (CIVC), la très puissante et riche association, avec les meilleurs avocats de l’Hexagone et d’ailleurs, qui chapeaute les fabricants d’un pinard effervescent assez quelconque,  a réussi à faire interdire l’appellation Champagne pour un vin traditionnel, dit ‘tranquille’ donc sans bulles, produit depuis l’an 885, oui huit cent quatre vingt cinq, à Champagne, Vaud, Suisse !

Lâchés par les politiques, les vignerons de Champagne (Vaud, Suisse… bon on le saura !) ont eu à choisir entre crever de faim en renonçant à la viticulture ou changer d’appellation. C’est ainsi que le vin de Champagne est commercialisé sous le nom d’une commune voisine, Bonvillars.

Une coupure de presse souvenir :

En décembre 1998, le quodidien «24heures» racontait comment Jacques Chirac avait évoqué ce problème, à sa manière, lors d’un repas offert par le Conseil fédéral helvétique. Alors que le président Cotti se félicitait des «relations sans nuage» entre les deux pays, Jacques Chirac avait objecté: «Il y a une bulle». Il faisait référence au conflit concernant l’utilisation du nom «Champagne» qui opposait les producteurs de vin de la région de Bonvillars à ceux des prestigieux péteux de la région de Champagne dans l’Est de la France.

 

Il s’agit d’une histoire sans fin, s’agissant du combat de David (180’000 bouteilles produites annuellement à Champagne, Vaud) contre Goliath (304’000’000 flacons en Champagne, France. Vous avez bien lu : 304 millions de bouteilles contre 180 mille !)

Champagne, Vaud, produit du vin depuis l’an 885… alors que le l’inventeur du Champagne français, Dom Pérignon, est né en 1639 soit 750 ans plus tard.

Pour terminer ma distillation de fiel contre les marchands de mousseux des Ardennes et de la Marne, je me permets ( Je n’ai pas écrit je m’Epernay !), de faire un copié collé de Wikimachin assez éloquent, avec mes affectueuses excuses à un lecteur proche de la région concernée par mon coup de gueule. Il se reconnaîtra :

Pierre Pérignon, dit Dom Pérignon, né à Sainte-Menehould en décembre 1638 ou janvier 1639 et mort dans l’abbaye Saint-Pierre d’Hautvillers le 24 septembre 1715, est un moine bénédictin qui, selon la légende, a importé de Limoux, qui produit le plus ancien vin effervescent du monde, la méthode de la prise de mousse du vin dite méthode champenoise — il est de ce fait considéré comme l’inventeur du champagne.

La Blanquette de Limoux étant un vin à bulles existant bien avant le Champagne, un autre vin à bulles, me pardonnerez-vous le syllogisme iconoclaste : le Champagne n’est qu’un ersatz de Blanquette de Limoux ?

Il ne manquerait plus qu’un historien dise que la Blanquette de Limoux a été inspirée par la Clairette de Die, le Crémant du Jura, le Prosecco di Conegliano Valdobbiadene … et même l’excellent Baccara rosé de Satigny dans le canton de Genève! Pour ma part je ne bois (bien sûr avec modération !) que du Cava Catalan, un excellent mousseux élevé selon la méthode champenoise traditionnelle, une précision qu’ils n’ont pas le droit de revendiquer… Gare aux avocats de Reims.

Moi, j’ose affirmer que le Cava espagnol est élaboré selon la méthode champenoise traditionnelle… et si le C.I.V.C. (le comité champenois) devait me faire un procès, je sais que ceux de Limoux, de Die et du Cerdon me soutiendraient. Même dans la région de production du très bon Prosecco del Veneto, j’aurais l’appui d’une autre ‘association de malfaiteurs’, italienne celle-là…

A votre santé !

Cinq semaines de brouillard intense, en été, en Andalousie !

Je suis Cornelia, la femme de Akimismo qui me demande de donner quelques nouvelles.Il y a six semaines il a été opéré d’urgence d’un décollement de la rétine avec de grosses déchirures et depuis il ne peut ni lire, ni écrire, ni avoir aucune activité, d’où son absence sur ce réseau.

En deux mots, le décollement de la rétine est une maladie rare, un cas sur 10’000. Il s’agit d’une intervention qu’il faut pratiquer en urgence extrême car nous savons maintenant que très souvent « cette plaisanterie » entraîne la perte de l’œil. Norbert, c’est le prénom de Akimismo, est borgne de naissance et, selon la loi de Murphy, c’est bien sûr l’œil valide qui a été atteint, d’où les cinq semaines de brouillard de ce titre.

Ces derniers jours il y a quelques progrès, mais c’est très long, on parle même de plusieurs mois pour connaître le pourcentage de vision qui sera récupérée.

Il a fallu, il faut encore, beaucoup de repos pour la cicatrisation des 700 points de laser qui ont été nécessaire afin de recoller la rétine qui maintenant est bien mise en place.

Vos dessins, textes et publications lui manquent mais il se réjouit de participer bientôt aux sympathiques échanges sur ce blog !!! 

Célébrons!

Oui, célébrons la fin de cette première semaine d’une quasi liberté retrouvée…

Ne sachant pas si l’enthousiasme va perdurer, il faut profiter de fêter le moment présent, mais restons vigilants et prudents face à ce virus de merde!

Je répète les gestes barrières: Se laver les mains, distance entre les humains… j’en oublie? Ah! Oui: Garder le sourire. Dont acte:

Postulant que vous ne viendrez pas en Andalousie cet été et que vous risquez d’oublier vos cours d’espagnol, voici deux petits stripes de dessinateurs peu connus, avec mes affectueuses excuses à l’ami Sansón, ma référence habituelle!

 

Le premier est de Ramón:

Ramón

« Il faudra bien concilier la lutte contre la pandémie avec la récupération économique! »

 » Ou tu prends le risque de contracter le virus N°19… Ou tu prends le risque de mourir de faim… mais en parfaite santé! »

 

Ce dessin est d’un autre collaborateur de mon quotidien, qui signe ‘Idigoras y Pachi’

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Une voix qui « vient d’en haut (Sic) »:

« Vous avez fait tout faux!! »

« Et comme ça? C’est mieux?« 

 

Parmi vous, mes lecteurs fidèles, certains sont aussi abonnés à mon blog consacré à l’automobile des années 60/70. Je prépare la dernière partie d’un triptyque d’hommage à Stirling Moss, un pilote exceptionnel qui vient de décéder, dans son lit, à passé 90 ans. 

Au temps des automobilistes   https://histoiresdautomobilesetdemotocyclettes.com

 

 

 

 

 

Je tiens parole…

Dans mon blog du 29 juin, sous le titre « Akimismo le retour » je vous ai parlé de mon projet littéraire consistant à raconter ma vie de borgne. Les choses avancent et j’ai déjà rencontré de l’intérêt dans le milieu éditorial.

Comme promis voici à quoi pourrait ressembler mon récit. Bonne lecture et souvenez-vous que je suis toujours ouvert à la critique, qu’elle soit positive ou négative.

Pour l’heure c’est le départ en camping-car vers le Nord de l’Espagne et les Pyrénées à la recherche d’un peu de fraîcheur.

Bonnes vacances à vous aussi!

 

 

Au commencement

Je crois que c’est dans la Genèse mais est-il convenant qu’un agnostique emprunte à la Bible le titre de son premier chapitre?  Vous jugerez !

C’est avec les tables que l’histoire a commencé. Les tables ? Oui c’est l’époque où je me cassais la figure contre les tables de notre appartement. Sachant qu’une table standard mesure environ 75 cm de hauteur, il est facile d’imaginer la taille du gosse. Je devais avoir 4 ou 5 ans. Certitude : Il y avait un problème avec ma vue. L’oculiste de famille travaillait avec les connaissances et instruments de l’époque. Les nanoparticules d’or découvertes au XXIème siècle ne promettaient pas encore d’améliorer le traitement des maladies oculaires.Notre ‘zyeutiste’ avait diagnostiqué un strabisme convergeant de l’œil droit, confirmant ce que mes parents savaient déjà.

Eh ! Irène… ton fils y louche !

Le strabisme et la méchanceté des gosses

Lors de mon bref passage dans une Ecole de commerce on m’avait demandé de disserter sur le sujet : L’homme né bon, la société le corrompt. J’avais rédigé mon texte en prenant le contre-pied de cette affirmation que je ne partageais pas. Soixante ans plus tard je maintiens que la race humaine est intrinsèquement mauvaise, agressive, égoïste et souvent dangereuse par fierté, rancoeurs et jalousies. On va en reparler !

La télévision balbutiait, l’ordinateur n’existait pas, on lisait peu et par chance le téléphone portable n’avait pas encore été inventé. Donc la méchanceté de mes camarades (camarades, tu parles !) ne pouvait provenir que de ce qu’ils entendaient à l’extérieur ou dans leur entourage. J’ose espérer que ce n’était pas de leurs parents, quoi que… Triste constatation !

Je revois parfois un pote homochrone (*) qui a une crise d’amnésie quand je lui rappelle qu’il nommait « La jambe » un écolier ‘traînant-la-patte’, séquelles de la poliomyélite. Pour moi, c’est simple, il me nommait « L’œil ». Authentique même s’il ne s’en souvient pas. J’ajoute que son jeune frère imitait son aîné et lui aussi me nommait « L’œil ». Ce gamin, comme son aîné ne se souvient probablement pas de cette méchanceté. MOI JE N’AI PAS OUBLIÉ…

(*) Une petite digression pédante : Homochrone vous interpelle ? Moi aussi mais comment parler d’une personne née la même année que vous ? Le seul mot qui permet d’exprimer cette notion est « contemporain » mais il s’agit d’un usage ancien et de plus contemporain signifie « de la même époque » donc pas forcément de la même année. Oui je sais que je renie mes origines car contemporain est utilisé dans le bassin lémanique. En France on dit conscrit mais je n’ai pas fait de service militaire et le terme m’indispose. « Né la même année que moi » vous convient-il mieux ? Tiens ! Saviez-vous que les borgnes étaient pinailleurs ?

‘Loucheur’ de constitution cachectique, je suivais mes classes avec une année scolaire d’avance. Imaginez un ‘maigrichon’ suscitant  la remarque écrite de l’infirmière scolaire    « On lui compte les côtes » aux prises avec des élèves issus de la campagne profonde ayant redoublé une ou plusieurs années, des paysans baraqués de 14 ou 15 ans dans la même classe qu’un fluet de 11 ans assez doué ?  Je ne pense pas utile de vous parler de mes souffrances à la récréation !

 

Ne tape pas où tu regardes

T’as un œil qui dit merde à l’autre

Eh le bicle !

Jusqu’où s’arrêteront-ils aurait ajouté Coluche