Une vie de borgne (Chapitre 18) Célébrités et voitures célèbres (2)

Vous me pardonnerez cette rapide fréquence entre deux chapitres: mais une suite, c’est tout de suite (merci Monsieur de la Palisse !). Bonne lecture, avec mes affectueuses excuses pour l’abus d’écran que je vous cause. Moi qui vous cause…

A défaut d’affectionner les noeuds ‘pap’ j’ai toujours eu un faible pour les portes « papillon » de la Mercedes 300 SL. J’ai eu en mains celle de David Douglas Duncan, le fameux photographe de guerre américain, grand ami de Pablo Picasso et de… Nikita Khrouchtchev. C’était en 1973. Il me l’avait confiée pour un petit galop d’essai autour de Lausanne. J’avais déjà conduit des 300 SL mais à mon retour de cette balade qui tenait plus de la frime que de l’essai, soyons honnête, je m’étonnais du potentiel inhabituel des freins de ce modèle de la première série (1955 je crois). Et David de me dire : J’ai fait remplacer les freins à tambours d’origine par des disques (montés en série dès 1962 seulement). A mon commentaire sur la valeur perdue de sa voiture comme pièce de collection il avait éclaté de rire, ajoutant qu’il n’en avait ‘rien à cirer’ (not give a rat’s ass !), que c’était ‘sa voiture de tous les jours’, que sa sécurité et sa vie valaient bien plus que la cotation à l’argus de la 300SL. Il est décédé en 2018 à l’âge de 102 ans. Il m’avait dédicacé son livre Les Trésors du Kremlin.

Au fait, j’y repense, vous avez tous connu au moins une 300SL… celle du film Ascenseur pour l’échafaud, à revoir! Avec une autre Mercedes 300SL, celle d’un ami collectionneur, j’avais officié comme co-pilote sur le circuit du Castellet pour une épreuve de voitures de collection. La vitesse était déterminante mais nous devions aussi annoncer, par anticipation, les temps au tour que nous allions faire et il fallait rouler avec une régularité d’horloge helvétique, que les commissaires contrôlaient discrètement tout au long du parcours. Il faut croire que mon pote pilotait bien et que j’étais assez bon au chrono, puisque nous avons terminé 2ème de l’épreuve, derrière une Lister Jaguar si mes souvenirs sont bons, pilotée par Jackie Stewart ‘himself’, ça j’en suis sûr !

 Une autre voiture à portes papillon : la Lamborghini Marzal

Un exemplaire unique, jamais construit en série. La partie inférieure vitrée de cette 4 places permettait de voir défiler la route. Le moteur était unique et original. On avait tout simplement scié en deux le V12, de 4 litres, de la Miura. Résultat : un 6 cylindres en ligne, oui en ligne (!) transversal arrière de 2 litres. J’ai lu pas mal de conneries sur cette mécanique, reprises par tous les scribouillards de l’époque.

Stop ! Je l’ai conduite (oui oui !) et j’affirme que ce moteur, aussi unique que la Marzal, était très loin d’une réussite et ratatouillait plus qu’il ne fonctionnait…

Du reste cette voiture était si difficile à manœuvrer qu’avant que le Prince Rainier de Monaco n’ouvre le GP de 1967 à son volant, Lamborghini avait mis la voiture à sa disposition plusieurs jours pour qu’il puisse s’entraîner dans les jardins de son palais ! Eh… tu rigoles… tu imagines le prince calant dans la montée de Sainte Dévote devant 100’000 de ses ‘sujets’ ?

J’étais bien placé pour affirmer que le moteur ‘ratatouillait’ de manière horrible. Mon brassard de l’époque atteste de ma présence dans la Principauté…

Mais la voiture était si belle, originale et unique, de plus pilotée par le grand ‘daron’ de la Principauté que les spectateurs n’y ont probablement vu que du feu et des paillettes !

Avec Yves Debraine, le photographe de l’Année automobile, nous étions allés au Salon de Turin pour son reportage sur la Marzal. Voici le résultat !

Pour la publication dans l’Année automobile N° 14, alors que nous étions en train de trier les photos avec notre boss Ami Guichard , votre serviteur a eu une double idée loufoque : premièrement l’effet miroir avec un montage de deux photos:

Puis, au lieu que la porte s’ouvre logiquement contre le haut, je dis : inversons les deux images. Pourquoi ? ‘Bin’ pour que la porte s’ouvre toute seule sous l’effet de la gravité !

Le plus fort est que c’est la photo que nous avons publiée!.

Pour terminer voici un article trouvé je ne sais plus où… c’est trop ancien:

The respected Automobile Year annual noted that four members of its staff had spent an entire day driving in the car, adding that if it were to spawn a production version, they would have no hesitation in naming it their ‘Car of the Year.’

Ces 4 membres du staff de l’Année Automobile étaient : Ami Guichard le directeur, Philippe De Barsy le rédacteur, Yves Debraine le photographe et un jeune homme, alors secrétaire de rédaction, Norbert Duvoisin, connu aussi sous le nom de akimismo dans les blogs !

A bientôt pour la suite… de la suite, car le chapitre 19 piaffe d’impatience dans son corral. Et je dois le libérer rapidement pour éviter des déprédations à son box.

Donc, à très bientôt !

On reparle de Champagne et de Poutine…

Il semble que tout le monde n’ait pas pu ouvrir mon texte de 2020, dont j’avais publié un lien il y a deux jours sous le titre de Bravo Monsieur Poutine. Revoici donc ce pamphlet, en précisant que ce texte était écrit bien avant que le dirigeant russe interdise l’importation du vin mousseux français sous son nom de Champagne. Vous comprendrez mieux mon affection pour Vladimir… 

Le Champagne me soûle!

Mais comme je n’en consomme jamais, je devrais plutôt dire que le Champagne me rend ivre de rage. Je justifie les raisons de ce courroux :

Ma commune d’origine se situe en Helvétie, dans le Canton de Vaud, au pied du Jura, le long du Lac de Neuchâtel. Elle est limitrophe d’un village de 1034 habitants au nom charmant de Champagne. Oui : CH-1424 Champagne, connu sous ce nom depuis l’an 155, j’ai bien dit cent cinquante cinq. Ça fait pas mal de temps non ? C’est une commune viticole qui produit un Chasselas parfaitement buvable, n’en déplaise aux pisse froids. Jusqu’en 1996, Champagne (Vaud, Suisse)  affichait son origine sur les étiquettes de ses bouteilles.

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Conséquence des honteux accords bilatéraux entre la Suisse et l’Europe, l’appellation ‘Champagne’ a été totalement interdite pour les vins de Champagne, Vaud, Suisse !

Si les amateurs des Côtes du Rhône peuvent dire : On va prendre un verre de  Gigondas, je ne vois pas pourquoi ceux de Champagne, Fontanezier, Bonvillars ou Vaugondry  n’auraient pas le droit d’aller au bistrot, boire 3 décis de Champagne !

Et bien… non.

Le Comité interprofessionnel du vin de Champagne (CIVC), la très puissante et riche association, avec les meilleurs avocats de l’Hexagone et d’ailleurs, qui chapeaute les fabricants d’un pinard effervescent assez quelconque,  a réussi à faire interdire l’appellation Champagne pour un vin traditionnel, dit ‘tranquille’ donc sans bulles, produit depuis l’an 885, oui huit cent quatre vingt cinq, à Champagne, Vaud, Suisse !

Lâchés par les politiques, les vignerons de Champagne (Vaud, Suisse… bon on le saura !) ont eu à choisir entre crever de faim en renonçant à la viticulture ou changer d’appellation. C’est ainsi que le vin de Champagne est commercialisé sous le nom d’une commune voisine, Bonvillars.

Une coupure de presse souvenir :

En décembre 1998, le quodidien «24heures» racontait comment Jacques Chirac avait évoqué ce problème, à sa manière, lors d’un repas offert par le Conseil fédéral helvétique. Alors que le président Cotti se félicitait des «relations sans nuage» entre les deux pays, Jacques Chirac avait objecté: «Il y a une bulle». Il faisait référence au conflit concernant l’utilisation du nom «Champagne» qui opposait les producteurs de vin de la région de Bonvillars à ceux des prestigieux péteux de la région de Champagne dans l’Est de la France.

 

Il s’agit d’une histoire sans fin, s’agissant du combat de David (180’000 bouteilles produites annuellement à Champagne, Vaud) contre Goliath (304’000’000 flacons en Champagne, France. Vous avez bien lu : 304 millions de bouteilles contre 180 mille !)

Champagne, Vaud, produit du vin depuis l’an 885… alors que le l’inventeur du Champagne français, Dom Pérignon, est né en 1639 soit 750 ans plus tard.

Pour terminer ma distillation de fiel contre les marchands de mousseux des Ardennes et de la Marne, je me permets ( Je n’ai pas écrit je m’Epernay !), de faire un copié collé de Wikimachin assez éloquent, avec mes affectueuses excuses à un lecteur proche de la région concernée par mon coup de gueule. Il se reconnaîtra :

Pierre Pérignon, dit Dom Pérignon, né à Sainte-Menehould en décembre 1638 ou janvier 1639 et mort dans l’abbaye Saint-Pierre d’Hautvillers le 24 septembre 1715, est un moine bénédictin qui, selon la légende, a importé de Limoux, qui produit le plus ancien vin effervescent du monde, la méthode de la prise de mousse du vin dite méthode champenoise — il est de ce fait considéré comme l’inventeur du champagne.

La Blanquette de Limoux étant un vin à bulles existant bien avant le Champagne, un autre vin à bulles, me pardonnerez-vous le syllogisme iconoclaste : le Champagne n’est qu’un ersatz de Blanquette de Limoux ?

Il ne manquerait plus qu’un historien dise que la Blanquette de Limoux a été inspirée par la Clairette de Die, le Crémant du Jura, le Prosecco di Conegliano Valdobbiadene … et même l’excellent Baccara rosé de Satigny dans le canton de Genève! Pour ma part je ne bois (bien sûr avec modération !) que du Cava Catalan, un excellent mousseux élevé selon la méthode champenoise traditionnelle, une précision qu’ils n’ont pas le droit de revendiquer… Gare aux avocats de Reims.

Moi, j’ose affirmer que le Cava espagnol est élaboré selon la méthode champenoise traditionnelle… et si le C.I.V.C. (le comité champenois) devait me faire un procès, je sais que ceux de Limoux, de Die et du Cerdon me soutiendraient. Même dans la région de production du très bon Prosecco del Veneto, j’aurais l’appui d’une autre ‘association de malfaiteurs’, italienne celle-là…

A votre santé !

Cinq semaines de brouillard intense, en été, en Andalousie !

Je suis Cornelia, la femme de Akimismo qui me demande de donner quelques nouvelles.Il y a six semaines il a été opéré d’urgence d’un décollement de la rétine avec de grosses déchirures et depuis il ne peut ni lire, ni écrire, ni avoir aucune activité, d’où son absence sur ce réseau.

En deux mots, le décollement de la rétine est une maladie rare, un cas sur 10’000. Il s’agit d’une intervention qu’il faut pratiquer en urgence extrême car nous savons maintenant que très souvent « cette plaisanterie » entraîne la perte de l’œil. Norbert, c’est le prénom de Akimismo, est borgne de naissance et, selon la loi de Murphy, c’est bien sûr l’œil valide qui a été atteint, d’où les cinq semaines de brouillard de ce titre.

Ces derniers jours il y a quelques progrès, mais c’est très long, on parle même de plusieurs mois pour connaître le pourcentage de vision qui sera récupérée.

Il a fallu, il faut encore, beaucoup de repos pour la cicatrisation des 700 points de laser qui ont été nécessaire afin de recoller la rétine qui maintenant est bien mise en place.

Vos dessins, textes et publications lui manquent mais il se réjouit de participer bientôt aux sympathiques échanges sur ce blog !!! 

Célébrons!

Oui, célébrons la fin de cette première semaine d’une quasi liberté retrouvée…

Ne sachant pas si l’enthousiasme va perdurer, il faut profiter de fêter le moment présent, mais restons vigilants et prudents face à ce virus de merde!

Je répète les gestes barrières: Se laver les mains, distance entre les humains… j’en oublie? Ah! Oui: Garder le sourire. Dont acte:

Postulant que vous ne viendrez pas en Andalousie cet été et que vous risquez d’oublier vos cours d’espagnol, voici deux petits stripes de dessinateurs peu connus, avec mes affectueuses excuses à l’ami Sansón, ma référence habituelle!

 

Le premier est de Ramón:

Ramón

« Il faudra bien concilier la lutte contre la pandémie avec la récupération économique! »

 » Ou tu prends le risque de contracter le virus N°19… Ou tu prends le risque de mourir de faim… mais en parfaite santé! »

 

Ce dessin est d’un autre collaborateur de mon quotidien, qui signe ‘Idigoras y Pachi’

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Une voix qui « vient d’en haut (Sic) »:

« Vous avez fait tout faux!! »

« Et comme ça? C’est mieux?« 

 

Parmi vous, mes lecteurs fidèles, certains sont aussi abonnés à mon blog consacré à l’automobile des années 60/70. Je prépare la dernière partie d’un triptyque d’hommage à Stirling Moss, un pilote exceptionnel qui vient de décéder, dans son lit, à passé 90 ans. 

Au temps des automobilistes   https://histoiresdautomobilesetdemotocyclettes.com