Allons, allons… ouste!

Debout là-d’dans, nom d’un chien !

Depuis ce matin 11 mai, certains signaux sont au ‘vert’, même dans les départements ‘rouges’. Vous devriez être heureux de prendre un peu l’air… mais pourtant, comme un ami qui se reconnaîtra, je vous soupçonne de ne pas être très chauds pour émarger au troupeau de fins finauds finalement facilement déconfinés!

Enfant de la campagne, je sais depuis toujours que les troupeaux, qu’ils soient domestiques, sauvages ou humains, ont toujours eu, et auront encore et toujours une mentalité de troupeau, avec une  stupidité grégaire, irresponsable et ‘panurgienne’ !

 

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Je comprends mieux notre chienne Alma, qui n’est pas pressée de mettre sa muselière anti virus pour prendre le métro!

N.B.   En Andalousie, ce lundi marquera aussi un changement, mais avec des termes différents:

Il y aura des ‘phases’, équivalant aux couleurs des départements français, pour échelonner le retour à la normale. Ici on parle de

désescalade

un terme improbable dans cette France prétendument dirigée par un

premier de cordée!

Bon déconfinement… intelligent! 

Se laver les mains c’est la mode !

Un humoriste suisse (Oui ça existe !) a mis de la bonne humeur dans mon adolescence. Nous l’écoutions à la radio avec ma mère, qui raffolait de ses poèmes, chansons, histoires et livres. Il n’a jamais obtenu de consécration majeure mais une petite notoriété dans le bassin lémanique.

Il se nommait Jack Rollan

Il fut tour à tour compositeur, chansonnier, chroniqueur, écrivain, éditeur, homme de radio et de théâtre. Correspondant de presse à Paris pour des journaux helvétiques, notre humoriste raconte une anecdote que je viens de retrouver dans un de ses bouquins et qui prend toute sa saveur en ces temps d’hyper hygiène des mains. Voici son texte:

« Pendant un repas, dans un restaurant parisien de bonne classe, je vais aux ‘commodités’, au sous-sol. J’y croise un serveur (facile à reconnaître avec son smoking, gilet et nœud papillon) pressé pour faire ‘ses affaires’, qui passe de l’urinoir aux escaliers sans faire escale au lavabo avant de reprendre son service !

Notre facétieux amuseur y a vu un sujet de réflexion : Doit-on se laver les mains avant de passer à l’urinoir ou après la miction ? On dit même que certains perfectionnistes se laveraient les mains une fois avant et une autre fois après !

Conclusion goguenarde de Jack Rollan :

En tout état de cause, ces derniers doivent se laver plus souvent les mains que leur… ‘appareil’ !

L’Invincible Armada

ETlq7afWoAI1qfP.jpegAu vu de la première image, on pense qu’il s’agit de deux confinés discutant à la fenêtre de leur immeuble :

« Si chaque Espagnol reste à sa fenêtre, nous gagnerons… 

… Comment peux-tu en être aussi sûr? »

Deuxième image :

« Puisque nous l’avons fait à d’autres occasions ! »

Ce strippe du dessinateur J.M. Nieto mélange ironiquement le confinement actuel avec la glorieuse Invincible Armada de la fin du XVIème siècle. Pour expliquer une péripétie historique aux jeunes condamnés au télé-enseignement voici un petit résumé : 

L’Invincible Armada, en espagnol Grande y Felicísima Armada, « la grande et très heureuse armée » est, en 1588, le nom de la flotte  espagnole destinée à l’invasion de l’Angleterre. Elle est affrétée par le très catholique Philippe II d’Espagne.

Sa mission est la conquête de l’Angleterre protestante d’Élisabeth I, menace permanente pour la souveraineté espagnole sur ses territoires des Pays-Bas.

Commentaire personnel: Qu’allaient donc foutre tant les espagnols que les anglais aux Pays Bas?

Initialement, la mission visait à établir Marie Stuart sur le trône d’Angleterre et la rétablir sur celui d’Écosse, mais son exécution le 8 février 1587 modifia les objectifs de la flotte espagnole d’invasion qui se composait de 130 navires, en majorité des galions et de gros vaisseaux marchands armés de type caraque, transportant 30 000 hommes, dont environ 20 000 soldats. Dans un premier temps, face à une marine anglaise agile et déterminée, elle ne parvient pas à engager le combat lors de la bataille de Gravelines. Puis, soumise à des conditions météorologiques très difficiles, poussée par des vents violents et en l’absence de tout port ami pour relâcher, elle n’eut d’autre choix que d’abandonner le projet d’invasion. C’est lors du voyage du retour, sur les côtes irlandaises, en contournant la Grande-Bretagne par le nord, qu’une tempête causa le naufrage de deux douzaines de bateaux. Les équipages parvenus sur les côtes connaissent des fortunes diverses, aidés, capturés ou massacrés.

Lors des guerres à connotation religieuses on pratiquait peu le pardon et la miséricorde…

Cet épisode de la guerre anglo-espagnole de 1585–1604 entraîna un affaiblissement de l’Angleterre et déboucha sur le traité de Londres de 1604, favorable aux intérêts de la monarchie espagnole.

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Cette campagne navale est communément considérée comme une défaite espagnole, mais des travaux historiques récents ont prouvé que seuls deux bateaux espagnols furent détruits par les Anglais. En réalité l’Invincible Armada fut affaiblie et détruite par la force des éléments naturels. La propagande anglaise présenta comme une défaite militaire accomplie, l’échec du projet d’invasion.

 

 

Comme quoi il y a toujours plusieurs manières d’interpréter un fait historique : Les Anglais se gargarisent de la pâtée qu’ils auraient mis aux Espagnols mais la vérité est que l’Invincible Armada a été vaincue par une météo déchaînée !

Demain c’est lundi !

Durant ma très courte carrière active (juste 45 ans de boulot!) je me souviens des vendredi soir et des heureuses perspectives d’activités oisives, sportives, familiales, j’en passe, pour le week-end à venir.

Je me souviens aussi des dimanche soir, envisageant le lendemain. Salarié, j’étais comme tout le monde : merde y faut aller bosser. Indépendant et chef d’entreprise : Merde, demain il va pleuvoir et je dois trouver une occupation pour mes onze collaborateurs…

Mainternant, à la retraite depuis très longtemps, je me surprends à penser au passé mais je me réjouis que ni les vendredi, ni les dimanche,  ni même les lundi ne changent quoi que soit à ma vie… confinement ou non !

Bonne semaine à toutes et tous les jeunes qui sont confrontés à la réalité. Pas concerné mais bien en pensées avec vous toutes et tous. Celles à qui je pense se reconnaitront!

L’humanité a survécu à de nombreuses guerres, à de nombreux présidents de la république, aux tornades, aux tsunamis, à la lèpre, à la peste, à la grippe espagnole, au communisme, au clergé, à Daesh, aux Goths, aux Ostrogoths, aux papes, aux sous-papes, à toutes les religions, à l’endoctrinement, à la méchanceté humaine, à la stupidité planétaire… Pfffff, vous en voulez d’autres ?

Bon début de semaine !   

 

 

Depuis Trafalgar les Espagnols ont de la peine avec la langue anglaise !

Par le passé, j’ai essayé de vous faire sourire avec une rubrique intitulée Apprendre l’espagnol avec le sourire. Postulant que vous avez bien révisé et que vous envisagez peut-être de passer des vacances au Sud, voici quelques réflexions au sujet de la manière dont les compatriotes de Cervantès malmènent la langue de Shakespeare.  Du reste un professeur d’anglais plaisante à peine en affirmant que seuls des Espagnols peuvent comprendre l’anglais parlé par un Espagnol !

Vivant depuis plus de 25 ans dans ce pays dont les gens sont  chaleureux et sympas, je confirme cette affirmation et imagine parfois, un peu vicieusement, Fernando Alonso et Rafael Nadal obligés de parler ensemble anglais dans une interview. Ce serait à mourir de rire. Mais ne riez pas, vous qui nommez QuiCHote El ingenioso hidalgo don Quixote de la Mancha!

C’est vrai que les ‘hispanohablantes’ se débattent souvent maladroitement avec les expressions issues de l’anglais. Par exemple ils sont fâchés avec la lettre ‘W’,  d’origine anglo-saxonne, qu’ils déforment en ‘Gue’ et aussi avec les consonnes à la fin des mots, qu’ils préfèrent tout simplement  éluder de leur vocable.

C’est ainsi que WhatsApp (ce mot qui commence par ‘W’ et se termine par une double consonne) devient Guassa, comme ça se prononce !

Retenons aussi :  Internè, Feisbù (votre réseau social favori), Gugue (oui Gogole), Tuitè, Guiki (vous aviez bien sûr compris Whisky), Yutù, Ve(r)mù, Lè (pour LED) et même Bima. Il s’agit d’une enseigne française, au nom anglais, active dans la péninsule : Big Mat !

Pour terminer avec le sourire, voici une anecdote vécue il y a quelques semaines au bord de l’Atlantique :

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Sur une plage déserte, j’ai ‘gravé’ sur le sable le nom de notre chienne Alma

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Surprise, quelques heures plus tard, de voir qu’un rigolo avait transformé mon inscription en Calma. Pourquoi pas, mais en regardant mieux, il avait mis un ‘X’ à la fin. Du coup le gag perdait de sa pertinence. Calma, c’est marrant, mais CalmaX ?

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Les habitués de l’Espagne auront peut-être compris cette déformation qui émarge à mes réflexions précédentes :

Il fallait lire Karl Marx, prononcé à la mode andalouse! 

Mais, j’y pense, notre chienne Alma lirait-elle Das Kapital,Kritik der politischen Ökonomie  en cachette ? Et si c’était ma femme, de langue maternelle allemande, qui lui aidait à traduire ce texte ?

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